Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Un traitement contre l’herpès efficace contre le VIH

Des chercheurs de l’Université de Washington ont publié lundi dans le journal médical The Lancet les résultats de leur recherche montrant que l’aciclovir réduirait le taux de concentration de plasma de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus responsable du Sida.

Le Dr Jairam Lingappa et ses collègues de University of Washington ont démontré que l’aciclovir, un traitement généralement utilisé pour soigner le virus Herpès Simplex de type 2 (HSV2) responsable de l’herpès génital, pourrait légèrement ralentir la progression du virus.

Les auteurs de l’étude ont mené des tests sur 14 sites des pays d’Afrique orientale et méridionale auprès 3.381 hommes et femmes hétérosexuels infectées conjointement par le virus du sida et par le le virus Herpès Simplex de type 2.

Les chercheurs ont constaté au bout de deux ans que la prise de l’acyclovir réduit légèrement la progression de l’infection à VIH de 16%.

Les auteurs de l’étude ont tenu à préciser que l’acyclovir ne réduit pas la transmission du virus du Sida chez les partenaires des personnes séropositives.

Des éléments récents confirment le rôle joué de longue date par les infections sexuellement transmissibles non traitées dans l’accélération de la transmission sexuelle du VIH. Par exemple, selon les résultats d’une étude menée auprès des ménages en Ouganda, les personnes présentant une infection symptomatique par le virus de l’herpès simplex de type 2 (HSV-2) sont près de quatre fois plus susceptibles de contracter une infection à VIH (Mermin et al., 2008b). Ces résultats cadrent avec ceux d’un examen systématique mené antérieurement sur 19 études et desquels il ressort qu’une infection à HSV-2 est associée à une multiplication par trois des risques d’acquisition du VIH chez les hommes comme chez les femmes au sein de la population générale (Freeman et al., 2006). Un modèle épidémiologique et économique appliqué dans quatre contextes différents en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest a déterminé que plus de la moitié de toutes les nouvelles infections à VIH pouvaient être imputées aux infections sexuellement transmissibles, et conclu à la probable efficacité par rapport à leur coût des programmes visant à traiter les infections sexuellement transmissibles curables au sein des populations touchées par une épidémie généralisée. Une étude longitudinale menée auprès des femmes en Ouganda et au Zimbabwe a mis en évidence une association étroite entre infection à T. vaginalis et séroconversion (Van der Pol et al., 2008).

Des études menées en République- Unie de Tanzanie ont relevé une augmentation des taux d’infections sexuellement transmissibles, ou d’irritations et écoulements génitaux, de 5% chez les femmes et 6% chez les hommes en 2003–2004 à, respectivement, 6% et 7%, en 2007–2008 (Tanzania Commission for AIDS et al., 2008). Malgré une association jamais démentie entre l’infection à HSV-2 et l’infection à VIH, aucun élément à ce jour ne permet d’établir l’efficacité d’une stratégie de prévention du VIH consistant à supprimer le HSV-2 au niveau des communautés. Ainsi, en 2008, les résultats d’une vaste étude sur plusieurs pays ont montré qu’une thérapie suppressive par aciclovir ne réduisait pas l’acquisition du VIH chez les hommes et les femmes séronégatifs au VIH et positifs au HSV-2.

(sante-plus)

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article