En 2007 déjà les résultats d'études préliminaires du centre médical Mount Sinai à New York avaient démontré l'efficacité de l'ocytocine appelée aussi "l'hormone du lien"chez des adultes autistes. A l'époque les chercheurs indiquaient que les patients autistes qui avaient reçu de l'ocytocine (par voie intraveineuse et par vaporisation nasale) avaient une meilleure capacité d'identifier les émotions et avaient réduit des comportements répétitifs caractéristiques de l'autisme.
Aujourd'hui c'est une équipe française du CNRS qui indique que l’ocytocine peut aider les autistes à améliorer leur comportement social (Equipe d'Angela Sirigu du Centre de neuroscience cognitive de Lyon en collaboration avec l'équipe du Docteur Marion Leboyer de l'hôpital Chenevier de Créteil).
Pour en arriver à cette conclusion les chercheurs ont suivi et observé 13 patients souffrant d’autisme de haut niveau (HFA) ou du syndrome d’Asperger (SA). Pour cela ils ont procédé à diverses expériences : tests visuels (observation de photos représenant des visages), jeux de balle...
Il en ressort que les patients ayant inhalé de l'ocytocine avaient un degré d'attention plus élevé que les patients placés sous placebo. Par exemple lors du test de reconnaissance des visages les patients placés sous placebo regardaient soit la bouche soit en dehors de la photo. Ceux qui avaient inhalé de l'ocytocine (avec un vaporisateur ) regardaient les visages et notamment les yeux et se montraient donc plus réceptifs aux expressions des visages
Profitons de l'occasion pour rappeler que la 3ème Journée Mondiale de Sensibilisation à l'Autisme aura lieu le vendredi 2 avril 2010 sous l'égide de l'ONU.
Aujourd'hui l’autisme affecte au moins 67 millions de personnes et est, de tous les troubles graves de développement, celui qui connaît la plus rapide expansion dans le monde. On le sait peu mais cette année encore, plus d’enfants recevront un diagnostic d’autisme, que de diabète, de cancer et de SIDA additionnés
Aujourd'hui, médicalement parlant, il n’existe ni dépistage ni remède pour l’autisme, mais la précocité du diagnostic et de l’intervention amènent des résultats positifs.
Pourtant il existe des « signaux d’alerte » qu indiquent généralement que l’enfant encourt un risque et qu’il doit être immédiatement examiné pour vérifier la normalité de son développement.
Si votre bébé ou votre enfant présente l’un de ces signes, adressez-vous sans tarder à votre pédiatre ou à votre médecin traitant pour réaliser une évaluation immédiate.
(source:OMS)