Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Tout bénef pour Bordeaux

Réduits à dix après l'expulsion de Planus, les Bordelais ont tenu le nul face à Marseille (1-1) ce dimanche à domicile, lors du dernier match de la 20e journée de Ligue 1. Mandanda, sous la pression de Chamakh, avait marqué le premier but contre son camp avant l'égalisation de Cheyrou. Les Girondins restent en tête du classement avec sept points de marge sur Lille et onze sur l'OM.

Alou Diarra aurait signé pour un match nul. Le capitaine bordelais doit donc être satisfait à l'issue du choc face à l'OM (1-1), ce dimanche soir à Chaban-Delmas, qui permet aux champions de France de maintenir les Olympiens à 11 points et Lille, leur dauphin, à sept. Une opération comptable d'autant plus intéressante, après 20 journées, que les hommes de Laurent Blanc auraient pu chuter au cours d'un dernier quart d'heure où la pression marseillaise s'intensifiait progressivement, en grande partie grâce à leur avantage numérique. Le but de Cheyrou ne fut pas suivi d'un deuxième et l'OM a manqué son objectif de prendre les trois points pour continuer à rêver au titre.

Comme annoncé, les débats étaient en tout cas placés sous le signe de l'engagement physique mais sans que l'on assiste pour autant à une volonté manifeste des acteurs d'intimider par tous les moyens l'adversaire. Une chose est constante tout au long de la première période, c'est l'absence criante d'espace notamment pour des Marseillais qui éprouvent toutes les difficultés à aligner trois passes dès la récupération du ballon. Heureusement pour eux, leur bloc arrive à contenir correctement les offensives bordelaises car là aussi, l'étau se resserre sensiblement à l'approche des trente derniers mètres. Le leader du championnat utilise donc les côtés et cela lui réussit plutôt bien avec six corners dans ce premier acte.

Planus lâche les siens

Et sur chacun des coups de pieds arrêtés girondins, le danger guette la surface olympienne. A l'image du coup franc de Wendel de la 5e minute qui fait passer un frisson dans les rangs marseillais. Les tentatives sans grande conviction de Gourcuff (15e) et Wendel (24e) n'inquiètent pas Mandanda. De son côté, Marseille ne se crée aucune occasion et dans ce schéma cadenassé, on se dirige vers un 0-0 à la pause quand dans le temps additionnel, Ciani centre pour la tête de Chamakh. L'international marocain, à la lutte avec Mandanda, heurte le coude du gardien marseillais qui rabat le ballon dans ses cages. Après de vives protestations olympiennes et une nouvelle prise de renseignement auprès de son assistant, Laurent Duhamel, l'arbitre de la rencontre, valide le but (1-0, 45e).

La seconde période démarre avec un souci au mollet droit rencontré par Carrasso suite à un dégagement aux 5,50 m (50e). L'ex-gardien de l'OM sortira un peu avant l'heure de jeu, remplacé par Ramé (58e). Au coup d'envoi de ce second acte, Laurent Blanc opère un changement tactique en sortant Gouffran pour Fernando. Une option plutôt défensive en prévision peut-être de la révolte marseillaise qui plus est animée par le sentiment d'injustice après le c-s-c de Mandanda. La réaction ne se fait pas franchement sentir mais l'entraîneur des champions de France n'avait pas prévu que Planus se "sacrifierait" en fauchant Niang qui filait droit au but. Laurent Duhamel applique le règlement et expulse le défenseur central (61e). Bordeaux se retrouve à 10 et une demi-heure à tenir à condition que l'OM exerce une pression digne de ce nom lorsqu'on bénéficie d'une supériorité numérique.

L'OM impuissant

On se souvient d'ailleurs que les hommes de Deschamps avaient été incapables de battre les Verts à Saint-Etienne à 11 contre 10 pendant plus de 80 minutes (0-0, 18e journée) ou plus tôt dans la saison devant le TFC au Vélodrome (1-1, 12e j.). DD n'attend pas en tout cas pour lancer Ben Arfa et sortir Bonnart (64e). Il est contraint quasiment dans la foulée d'user d'un deuxième joueur du banc, Bocaly, après le claquage de Heinze (69e). Mais Marseille ne parvient toujours pas à se rendre maître du ballon face à des Bordelais qui s'appliquent à ne pas le perdre. Et le chrono tourne en leur faveur. L'OM doit se contenter de corners pour espérer tromper Ramé mais là aussi sans réussite. La solidarité girondine est efficace devant des Olympiens que l'on n'imagine pas à un quart d'heure de la fin renverser la vapeur.

Brandao est tout près de démontrer le contraire en prenant de vitesse Fernando avant de servir Niang mais Ciani empêche le Sénégalais d'un duel en or devant Ramé (77e). Sur le corner, la tête de Brandao est repoussée sur sa ligne par Trémoulinas (78e). La pression vient de monter d'un cran de manière exponentielle et Cheyrou concrétise cette poussée soudaine en battant de près Ramé d'une reprise de volée acrobatique après deux déviations de la tête de Valbuena et Brandao (1-1, 81e). La fin de rencontre est une véritable attaque-défense. Le pointu de Lucho trouve la main ferme de Ramé (83e) et la reprise de Niang est contrée in extremis par Sané (88e), héroïque comme tous ses coéquipiers, alors que le corner de Valbuena dans le temps additionnel est repoussé par Chalmé (92e).

L'OM nourrira forcément des regrets au vu de la fin de match. Mais sans l'expulsion justifiée de Planus, les Olympiens auraient-ils pu se créer autant d'occasions en si peu de temps ? Jusqu'à l'heure de jeu, aucun signe ne semblait en tout cas pressentir une telle issue. Les Bordelais, eux, peuvent se frotter les mains.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article