Le sprint final est lancé et le Stade toulousain, cinquième, ne peut plus se permettre de faux pas s'il veut se qualifier pour les play-offs. Battu par Biarritz (10-26) le week-end dernier, le club, qui traverse actuellement une période de doute, va passer un gros test vendredi 2 avril à 20 h 45. Toulouse affronte le Racing Métro, habitué à faire trébucher les gros clubs, à l'occasion de la 24e journée de Top 14.
"L'objectif est clairement de finir dans les quatre [premiers] pour au moins recevoir lors du match de barrage. Il n'y a plus de question à se poser. Il faut élever notre niveau de jeu et retrouver celui qui était le nôtre il y a peu", résume l'arrière toulousain Clément Poitrenaud.
LE RACING RÉFUTE TOUTE AMBITION
Il ne reste plus que trois journées avant la fin de la phase régulière. Et la défaite enregistrée à Saint-Sébastien face aux Biarrots le 27 mars a fait chuter les Toulousains à la 5e place, six points devant... le Racing Métro, un promu qui fait peur. "Le Racing, c'est une équipe en forme qui travaille bien depuis le début de la saison. Ils produisent du jeu. Ils vont venir ici pour faire un coup", prévient Poitrenaud.
De son côté, le Racing, qui réussit la meilleure saison d'un promu depuis la création du Top 14, réfute comme à son habitude les ambitions de phase finale qu'on lui prête et qui deviennent pourtant de plus en plus envisageables. "On vient de Pro D2, c'est un honneur d'aller jouer à Toulouse, devant un public connaisseur. Pour nous, la question est de savoir si le Racing est capable d'exister dans ce stade, dans des grands matches comme celui-là", souligne un des entraîneurs franciliens, Simon Mannix.
LES VAINQUEURS DU GRAND CHELEM DE RETOUR
Si le Racing, grâce à une défense et une conquête solides, a fait tomber plusieurs cadors du championnat, dont Toulouse au match aller (27-20), Clermont, Biarritz et le Stade français, il connaît beaucoup moins de réussites à l'extérieur. Exception faite des absences de Wisniewski et Chavancy, blessés, l'équipe francilienne devrait être la même que celle victorieuse de Brive (25-18). Les Toulousains, handicapés par les blessures (Donguy, Michalak, Kunavore) et les incertitudes (Elissalde, Millo-Chluski, Johnston), devraient aligner tous les vainqueurs du Grand Chelem, dont la plupart avaient été laissés au repos ou placés sur le banc contre Biarritz.
Dans les autres rencontres de la 24e journée à suivre samedi 3 avril, l'affiche opposera le premier, Perpignan, au deuxième, Castres. Les deux équipes ont le même nombre de points, et le résultat de la rencontre sera déterminant pour le classement final. Autre gros choc, Stade français contre Clermont ; si les Parisiens n'ont plus grand-chose à attendre de ce Top 14, les Clermontois entendent bien s'accrocher à leur troisième place.