Battue par l'Angleterre et par l'Italie, l'équipe de France de rugby reçoit le pays de Galles, samedi, avec l'ardent désir de redresser une situation difficile. A quelques mois de la Coupe du monde, organisée en Nouvelle-Zélande, les joueurs de Marc Lièvremont sont dans l'obligation d'afficher un visage plus séduisant et une détermination sans faille.
"Quand tu tombes, en général tu rebondis, quand tu touches le sol, quand tu touches le fond, tu ne peux que rebondir", a déclaré Imanol Harinordoquy, troisième ligne du XV de France. "C'est ce que j'ai dit aux mecs cette semaine. Concrètement, on ne peut pas faire pire, on ne peut pas faire tomber plus de ballons, perdre plus de duels donc, voilà, il faut arrêter de se poser des questions, repartir de l'avant."
Deuxième leçon de Maître Imanol, les joueurs qui entreront sur le terrain samedi auront "la chance d'être sur le terrain" et donc d'avoir échappé à la purge qui a emporté six d'entre eux : Sébastien Chabal, Yannick Jauzion, Sylvain Marconnet, Clément Poitrenaud, Jérôme Thion et Aurélien Rougerie. "Il y a des copains qui n'ont pas cette chance. Je suis bien placé pour le savoir parce que en novembre aussi, j'étais parti un peu comme ça et je n'avais pas eu la chance de montrer de quoi j'étais capable", a-t-il précisé, évoquant son éviction avant le match contre l'Australie alors qu'il avait été capitaine contre les Fidji et titulaire contre l'Argentine.
"Je l'ai dit aussi aux mecs : on a cette chance-là, ne serait-ce que par rapport à nous-mêmes. Quand tu es sportif et que tu rends une mauvaise copie, tu as vite envie d'avoir une nouvelle copie sous les yeux pour la reremplir et montrer de quoi tu es capable." En plus du sens de la formule, Harinordoquy a aussi retrouvé son regard clair des veilles de belle bataille. "On sent vraiment tout le monde concerné, acteur et pas spectateur. On s'est dit pas mal de choses et c'est une bonne chose. Des fois, ça passe par des moments difficiles mais on sent qu'on est ensemble cette semaine et peut-être un peu plus que d'habitude", a-t-il dit. "Je ne suis pas trop inquiet par rapport à la détermination qu'on aura samedi."