Milan tout en haut
16/12/2007
Il n'y a pas eu véritablement de suspense ce dimanche à Yokohama où l'AC Milan a battu Boca Juniors (4-2) en finale du Mondial des clubs.
Grâce à des buts de Kaka, Nesta et un doublé de l'inoxydable Inzaghi,
les Italiens remportent ainsi le trophée (ex-Coupe intercontinentale)
pour la quatrième fois, un record. Les Japonais du club d'Urawa Red
Diamonds montent quant à eux sur la troisième marche du podium après
avoir dominé dans la « petite finale » les Tunisiens de l'Etoile du
Sahel (2-2, 4 t.a.b. à 2).
%IMAGE44217LEFT%Il y a près de quarante ans, l'AC Milan s'adjugeait sa
première Coupe Intercontinentale. Ce fait majeur de l'histoire du club
italien suffit à démontrer ce que signifie « une grosse cylindrée
européenne ». Depuis dimanche, et la victoire obtenue devant Boca
Juniors (4-2), la formation lombarde est bien plus qu'un cador du foot
continental. L'AC Milan a non seulement ajouté un titre supplémentaire
dans son impressionnante salle des trophées mais a conforté le statut
de meilleure équipe du monde que beaucoup d'observateurs lui prêtent.
En prenant leur revanche sur les Argentins, vainqueurs de cette même
compétition en 2003, les Milanais totalisent désormais quatre Mondial
des clubs après ceux décrochés en 1969, 1989 et 1990 (
à l'époque sous le nom de Coupe intercontinentale puis Toyota Cup à partir de 1980,
ndlr), et deviennent la seule équipe de l'histoire de la compétition à
en compter autant. Au palmarès, les Rossoneri devancent ainsi.. Boca
Juniors, Nacional, Penarol et le Real Madrid.
A Yokohama, Kaka a fait honneur à son Ballon d'Or 2007 en signant, une
nouvelle fois, une prestation de haute volée. Sa frappe repoussée à la
21e minute échouait dans les pieds de Filippo Inzgahi qui ouvrait ainsi
la marque.
Les « vieux » se portent bien
Les footballeurs de Buenos Aires égalisaient dans la foulée, sur un
coup de tête de Palacio (1-1, 22e), mais le milieu de terrain brésilien
poursuivait son récital. Tout d'abord en faisant le break à 3-1 (61e),
après que Nesta a donné l'avantage aux siens d'une limpide demi-volée
(50e), et avant qu'il n'offre à Superpippo, en forme de caviar, le
quatrième but.
Avec deux buts, Inzaghi démontre également qu'il se loupe rarement dans
les grands rendez-vous, à l'instar de l'autre doublé qu'il avait
inscrit au mois de mai dernier en finale de la Ligue des champions face
à Liverpool (2-1). A 34 ans, le renard des surfaces n'en finit plus de
faire plier les défenses.
Et l'âge a si peu d'importance quand on évolue à l'étranger, pourvu
qu'on possède les qualités. Ce n'est pas Paolo Maldini, 40 ans en juin
prochain, qui dira le contraire. En soulevant le trophée au milieu de
ses camarades, le capitaine milanais souriait comme un enfant.