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JO: un doublé et des promesses pour les Français

PEKIN (Reuters) - Le doublé d'Anne-Caroline Chausson et Laëtitia Le Corguillé en BMX, la médaille de bronze de Gwladys Epangue en taekwondo et la qualification des handballeurs pour la finale des Jeux de Pékin ont redonné des couleurs à l'équipe de France olympique.

La France compte désormais 34 médailles, soit une de plus qu'à Athènes en 2004 et quatre de moins qu'à Sydney en 2000, mais elle est déjà assurée de remporter trois médailles supplémentaires, d'or ou d'argent, grâce à ses boxeurs et ses handballeurs.

En attendant, elle reste scotchée au 12e rang au tableau d'honneur des Jeux, derrière la Jamaïque.

La journée avait débuté sous les meilleurs auspices grâce aux filles du BMX, qui faisait son apparition aux Jeux.

"C'est le couronnement de deux ans d'un énorme travail. C'est définitivement ma dernière course professionnelle", a déclaré Chausson après sa victoire.

La multiple championne du monde de VTT, 30 ans, et sa coéquipière de 22 ans ont réussi le premier doublé français aux Jeux depuis celui des escrimeuses Laura Flessel et Valérie Barlois, qui s'étaient affrontées en finale de l'épée individuelle en 1996.

En taekwondo, Gwladys Epangue a remporté la quatrième médaille olympique de l'histoire dans ce sport, la deuxième pour les femmes après l'argent de Myriam Baverel à Athènes en 2004.

"J'étais venue pour me dépasser, tout donner et c'est ce que j'ai fait. Je repense à tous les entraînements, aux pleurs, aux litres de sueur que j'ai versés et, au bout du compte, ça devient une médaille", a-t-elle dit.

Les boxeurs Khédafi Djelkhir (poids plume) et Daouda Sow (poids léger) ont remporté leur demi-finale, tout comme les handballeurs, et sont assurés, au pire, de la médaille d'argent. Mais tous viseront l'or samedi et dimanche pour offrir à la France une fin de compétition en fanfare.

Après leur victoire 25-23 sur la Croatie, championne olympique en titre, les handballeurs ont une occasion unique d'entrer dans l'histoire du sport français en devenant la première équipe d'un sport collectif championne olympique depuis les footballeurs en 1984 à Los Angeles.

LES HANDBALLEURS NE VEULENT PAS EN RESTER LÀ

"On s'est demandé entre nous si on voulait s'arrêter là et tout le monde a dit non", a dit le capitaine Olivier Girault.

"Ce soir, on va boire une petite mousse quand même avant de se projeter dans la finale. Comme le disait (l'ancien gardien) Bruno Martini 'une finale ça ne se joue pas, ça se gagne'."

L'adversaire de la finale sera l'Islande, victorieuse de l'Espagne 36-30.

Pour transformer leur argent en or, Djelkhir et Sow devront battre respectivement le vice-champion du monde ukrainien Vasyl Lomachenko et le Russe Alexey Tishchenko, champion olympique des poids plume à Athènes et champion du monde 2005 dans la même catégorie.

Djelkhir a décroché sa place en finale chez les poids plume après abandon de son adversaire, l'Azerbaïdjanais Shahin Irmanov.

"C'était très difficile dans le vestiaire, difficile de se concentrer quand on sait qu'on a déjà une médaille", a-t-il dit.

Sow s'est imposé aux points, 15-8, face au Cubain Yordenis Ugas. "J'ai écouté les coaches. Je l'avais affronté deux fois, il m'avait battu deux fois. Je me suis dit 'deux fois mais pas trois'", a-t-il déclaré.

"Ce n'est peut-être pas mon plus beau combat mais c'est un de ceux qui valent le plus."

Un autre boxeur, Alexis Vastine, a été battu aux points 12-10, en super-légers, par le Dominicain Felix Diaz à l'issue d'un combat où l'arbitrage a été très discuté par le clan français. Il repartira de Pékin avec une médaille de bronze et la rage au coeur.

"Putain, on est aux Jeux! Ça me dégoûte de la boxe", a-t-il dit, furieux d'avoir reçu quatre points de pénalité, dont deux pour avoir tenu son adversaire à 20 secondes de la fin alors que les deux boxeurs étaient à égalité 10-10.

Les autres déçus du jour ont été Yohann Diniz, vice-champion du monde du 50 km marche, qui a abandonné victime d'une "panne de cannes, puis de tronche", et Amélie Cazé, neuvième du pentathlon moderne, dont elle est double championne du monde.

Jean-Paul Couret

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