Après avoir allumé un feu de pneus et détruit un radar automatique, les activistes s'en sont pris à une station-service puis à l'Hôtel Ibis situé tout près, dont le rez-de-chaussée a été incendié. Ils ont ensuite ravagé un petit centre commercial, incendiant la pharmacie et tentant d'arracher un distributeur automatique de billets alors que la police restait à distance.
Dans cette ambiance chaotique, la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, criait sa colère.
"Une volonté pacifique s'exprimait dans la manifestation contre le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Les pacifistes allemands sont bloqués à la frontière et les provocateurs cassent," a-t-elle dit à Reuters.
"Si les autorités avaient laissé la manifestation tranquillement se mettre en place, elle se serait bien déroulée et on aurait eu ce soir des images de paix. A la place, on aura des images de guerre", a-t-elle ajouté alors que derrière elle s'élevaient trois énormes panaches de fumée noire provenant de l'incendie du poste de douane, du centre commercial et de l'hôtel Ibis.
Les affrontements entre forces de l'ordre et militants anarchistes avaient débuté dès la fin de la matinée, alors que les manifestants commençaient à rallier le pont de l'Europe.
Auparavant, de petits groupes mobiles avaient mené des actions dans l'espoir de désorganiser le sommet qui a réuni les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan.
Quelque 10.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour l'occasion.
Gilbert Reilhac, édité par Véronique Tison