Double axel contre pêche au crabe. Passement de jambe contre cabane de fortune. En terrain hostile, que valent les performances physiques de champions sportifs face à l’expérience de six routards de la survie ? C’est la question que va poser, dès ce soir à 20 h 45 sur TF 1, la onzième édition de « Koh-Lanta », tournée cet automne en Nouvelle-Calédonie.
Avec, face à six ex-aventuriers, un casting cliquetant de médailles : le footballeur Frank Leboeuf, les judokas Djamel Bouras et Frédérique Jossinet, la boxeuse Myriam Lamare, le danseur sur glace Gwendal Peizerat et la spécialiste du triple saut Betty Lise. Dix-sept titres internationaux à eux six. Depuis un an, ce navire amiral de TF 1 programme le plus suivi de la chaîne en dehors de ses séries américaines varie les plaisirs. A l’hiver 2009, il avait réuni douze candidats emblématiques de Moundir à Jade pour un combat des chefs en Amazonie. Un premier « hors série » plus court (21 jours au lieu de 40) proposé en plus de la traditionnelle édition estivale. TF 1 et Adventure Line juraient ne pas vouloir en faire une habitude, avant que 8,2 millions d’accros ne les y encouragent chaque semaine.
Le « Koh-Lanta hivernal » est donc de retour. Plus tôt que prévu, pour pallier les déficiences de « la Ferme », avec qui il cohabitera jusqu’au 9 avril, avant de voguer en solo. Pour neuf épisodes de muscles, de rage, de désespoir et d’humour (on vous recommande ce soir la « scène des puffins », déjà culte…) Si, face au frisson de la nouveauté que représentent les sportifs, le casting des anciens fait moins parler, Linda (2004), Coumba (2005), Grégoire (2007), Christophe (2008), Christina et Freddy (2009) promettent de mobiliser eux aussi les téléspectateurs. Tant leur acharnement à ne pas faillir face aux « dieux du stade » sera moteur d’identification.
FRANK LEBOEUF, le pitre
Profil : 41 ans, 1,83 m, 84 kg. Champion du monde (1998) et d’Europe (2000) de football.
Il va plaire parce que… « Il ose tout, il est cash, connu dans le football pour ça… et pour ses bourdes », analyse Christian Le Bozec, chef de projet « Koh-Lanta » chez TF 1. « Et puis il a cette naïveté, il veut faire du théâtre… » Fine mouche, TF 1 a débusqué en Leboeuf le luron décomplexé que vont adorer les téléspectateurs.
Son talon d’Achille. Les épreuves sous-marines.
D’excellente compagnie sur le campement, où il amuse volontiers la galerie, Frank Leboeuf a de la puissance à revendre… mais le souffle parfois court.
DJAMEL BOURAS, le ronchon
Profil : 38 ans, 1,84 m, 86 kg. Champion olympique (1996) et d’Europe de judo, vice-champion du monde.
Il va plaire, parce que… « Il va être vite pris au piège. Il croit savoir ce que sont les privations, en ayant suivi pendant des années des régimes draconiens avant les compétitions… » note Christian Le Bozec.
« Il pensait connaître la faim, c’est celui qui l’a supportée le moins bien », renchérit Corinne Vaillant. Un supplice assez jubilatoire à observer…
Son talon d’Achille. Sa mauvaise humeur. Déjà avare de sourires au naturel, Djamel Bouras se renfrogne encore davantage quand il n’a pas mangé à sa faim. Ambiance…
GWENDAL PEIZERAT, l’illuminé
Profil : 37 ans, 1,73 m, 69 kg. Champion olympique (2002), du monde et d’Europe de danse sur glace.
Il va plaire, parce que… « C’est un amoureux de la nature, on le surnommait le lutin des bois », rit Corinne Vaillant. La main toujours secourable, l’ex-partenaire de Marina Anissina devient vite le chouchou des filles. Gentleman Robinson. « On a cette image un peu précieuse des patineurs, Gwendal voulait prouver que ce n’est pas un sport de fillette », dit Le Bozec.
Son talon d’Achille. Son rendement. Tout en ondes positives et en communion avec Dame Nature, Gwendal va vite se faire tailler des croupières par les garçons. Qui lui reprochent au final de brasser beaucoup de vent…
BETTY LISE, la bimbo
Profil : 37 ans. 1,88 m, 70 kg. Recordwoman de France de triple saut pendant dix ans.
Elle va plaire, parce que… C’est un peu le « boulet » des sportifs. Moins médaillée que les autres, moins connue et également moins performante physiquement. C’est la faille et donc la face la plus humaine de l’équipe. « Et la plus girly des trois ! » s’exclame Christian Le Bozec. A l’épreuve du plus joli maillot de bain, Betty l’emporte à plate couture.
Son talon d’Achille. Sa maladresse.
Elle a beau compenser niveau survie, avec un organisme quasi indifférent aux privations alimentaires, Betty est clairement un poids sur les épreuves. Immense, élancée mais pataude.
FRÉDÉRIQUE JOSSINET, la machine
Profil : 34 ans, 1,60 m, 50 kg. Triple championne d’Europe de judo, vice-championne olympique et vice-championne du monde. Toujours en activité.
Elle va plaire, parce que… « C’est la fille qui n’abandonne jamais. Avec son gabarit, elle présente le meilleur rapport poids/puissance de tout le casting, c’est elle qui impressionnait le plus les anciens candidats », explique Corinne Vaillant.
Son talon d’Achille. Paradoxalement, son sens du collectif. Inquiète à l’idée de la jouer trop perso, Frédérique Jossinet s’est tout de suite mise au diapason de ses coéquipiers.
Quitte à suivre de mauvaises directives, au détriment de ses initiatives personnelles.
MYRIAM LAMARE, la gladiatrice
Profil : 34 ans, 1,69 m, 65 kg. Sept fois championne du monde de boxe.
Elle va plaire, parce que… « Elle a un mental d’acier et un regard noir, elle n’a peur de rien, on n’a jamais vu ça à Koh-Lanta, elle aime presque se faire mal ! » avoue la réalisatrice Corinne Vaillant. Christian Le Bozec résume : « C’est une gladiatrice. » Aux biceps et à l’explosivité télégéniques, qui promettent de fasciner la ménagère… et d’inquiéter son mari.
Son talon d’Achille. Son énorme investissement dans le jeu. Epreuves, campement, Myriam ne se ménage jamais. Combien de temps va-t-elle tenir à ce rythme ?