Le phénomène de l'été dans les pays arabes, c'est "Nour", une série turque doublée en arabe syrien. Un feuilleton qu'on dit responsable de divorces et même de suicides.
Les anecdotes les plus incroyables courent sur la popularité de cette série. Des femmes quitteraient leur mari parce qu'ils ne sont pas aussi romantiques que les héros du feuilleton. Une femme aurait vendu son troupeau pour pouvoir le regarder tranquillement. Les convives déserteraient les mariages prévus à l'heure de sa diffusion. Une fatwa aurait même été lancée, en Arabie saoudite, contre les chaînes qui diffuseraient "Nour". Pourquoi un tel succès ? Peut-être parce que cette série turque est un savant mélange d'amour "libre" à l'occidental et de valeurs arabes et musulmanes.
Personnellement, je pense que ce phénomène a été exagéré que ce soit par les fans ou les détracteurs. En plus, cette "Nooromania" (Je n'ai pas oublié aussi l'autre série dont le titre serait "Les années d'égarement")révèle un vrai manque de communication et de savoir-vivre entre les couples dans la plupart des sociétés arabophones. Quand la société "conservatrice" demande à l'homme de montrer sa virilité et de cacher ses sentiments alors que la femme est obligée de garder son opinion pour elle et de faire ce qu'on lui demande, je ne serai pas étonnée si les téléspectatrices vouent un culte au Sire Mohanad à faire rougir leurs hommes et messieurs les téléspectateurs charmés par la beauté et l'élégance de Noor, Lamis et consorts.
Voir les photos ICI