En cavale depuis le 8 septembre, Jean-Pierre Treiber a refait surface. Le principal suspect des meurtres de Géraldine Giraud et Katia Lherbier a adressé une lettre à l'hebdomadaire Marianne et au journaliste Périco Légasse, choisi pour ses "coups de gueule pour l'agriculture raisonnée".
Le site Internet du magazine publie, jeudi 17 septembre, ce courrier sur lequel les enquêteurs procédaient, dans la soirée, à des vérifications. Cette lettre a été postée le 14 septembre, apparemment de France, dit Marianne. Elle est accompagnée de l'original de la carte de détenu de l'évadé, n° 13855.
"Je ne me suis pas évadé, j'ai repris une petite partie de [ce que] les assassins, 'les vrais', m'ont volé, car je ne supportais plus la détention, étant au bord du suicide", écrit Treiber, qui poursuit : "J'avais confiance en la justice mais je me suis trompé, on s'est acharné sur moi, sur mon entourage, en oubliant d'approfondir les relations de Géraldine." L'évasion "est peut-être le seul moyen de me faire entendre avant le procès où je serai présent", assure-t-il.
Ecroué depuis le 25 novembre 2004, Jean-Pierre Treiber devait être jugé en avril 2010 aux assises, où il risque une condamnation à perpétuité pour "enlèvements et assassinats" de Géraldine Giraud, fille du comédien Roland Giraud, et de son amie Katia Lherbier. Les corps des deux jeunes femmes avaient été découverts dans un puits de la propriété du suspect en 2004.
Jean-Pierre Treiber s'est évadé dissimulé dans un carton emporté dans un camion par une entreprise extérieure. Un codétenu de la prison d'Auxerre a été mis en examen pour l'avoir aidé.