Les problèmes de brevets ont
ceci de particulier que l'on pourrait presque tenir pour indicateur de
bonne santé le fait de recevoir une ou plusieurs plaintes pour
violation de brevets. Bien que dans nos colonnes nous parlions plus
régulièrement de brevets logiciels avec le célèbre exemple de SCO
contre Linux, il arrive bien sûr que ces problèmes touchent le matériel (comme avec Rambus), et un peu moins souvent le monde des consoles.
Et pourtant, Microsoft et Nintendo sont aujourd'hui poursuivies pour des violations d'une jolie série de brevets. Jugez plutôt par vous-même :
- 5 999 084 : Variable Conductance Sensor
- 6 102 802 : Game Controller with Analog Pressure sensor
- 6 135 886 : Variable Conductance Sensor with Elastomeric Dome Cap
- 6 208 271 : Remote Controller with Analog Button
- 6 222 525 : Image Controller with Sheet Connected Sensors
- 6 343 991 : Game Control with Analog Pressure Sensor
- 6 344 791 : Variable Sensor with Tactile Feedback
- 6 347 997 : Analog Controls Housed with Electronic Displays
- 6 351 205 : Variable Conductance Sensor
- 6 400 303 : Remote Controller with Analog Pressure Sensor
- 6 583 412 : Analog Sensor with Snap Through Tactile Feedback
- 6 906 700 : 3D Controller with Vibration
Ceux qui comprennent l'anglais
auront deviné que tous ces brevets tournent autour des manettes de
consoles de jeu. L'ensemble de ces brevets appartient à une société
basée au Texas et nommée Anascape. Et cette société, détentrice de tout
ce savoir, a bien entendu décider de réclamer son dû en espèces
sonantes et trébuchantes.
Une affaire démarre donc entre Anascape d'un côté, et Microsoft
et Nintendo de l'autre. Les deux constructeurs sont accusés d'avoir
violé plusieurs brevets pour leurs manettes respectives. Mais quand on
possède des brevets aussi clairs et que les deux sociétés ont largement
de quoi réparer les dégâts, autant ne pas se priver après tout.