Internet est le média qui monte auprès des jeunes européens, ce n'est pas une surprise. Après avoir aisément dépassé la radio et les journaux, la télévision luttait vaillamment en terme d'utilisation. Le dernier bastion est cependant tombé l'année dernière nous fait savoir l'EIAA, l'European Interactive Advertising Association, organisation européenne spécialisée dans les médias et créée en 2001. Et l'année 2007 creuserait l'écart entre Internet et les autres médias.

37 % des Italiens surfent plus de 16h par semaine
Ainsi, selon l'EIAA, l'Europe des 10*
compte 169 millions d'internautes, dont 29 % d'entre eux, soit près de
49 millions, passent plus de 16 heures par semaine sur la toile, contre
12 heures en moyenne en Europe. On remarque que la plupart des pays se
tiennent dans un mouchoir de poche, hormis les Italiens et les Suédois
d'un côté, et l'Allemagne et les Pays-Bas de l'autre.
32 % des hommes et 25 % des femmes font parti de ces gros surfeurs. De
même pour 40 % des 16-24 ans, 34 % des 25-34 ans, 24 % des 35-54 ans et
seulement 20 % des 55 ans et plus.
Les jeunes confirment leur addiction au Net
Mais venons-en à ce qui nous intéresse plus particulièrement. D'après
le sondage européen de l'EIAA, réalisé à partir de 7008 interviews à
travers le continent, les jeunes âgés de 16 à 24 ans passeraient 10 %
plus de temps sur la toile que devant leur télévision. Plus
précisément, en moyenne, un jeune de 16 à 24 ans, dans la semaine, lit
durant près de 4h des magazines et pendant près de 4h et demie des
journaux, écoute durant 11h et demie la radio, regarde la télévision
près de 13h et demie, et surfent sur le Web un peu moins de 15h.

Ces statistiques sont confirmées par une
autre qui montre que 82 % des jeunes surfent au minimum lors de 5 jours
différents dans la semaine, contre 77 % des jeunes télévores. En 2004,
ils n'étaient que 62 % à naviguer aussi régulièrement, contre 73 % pour
les aficionados de la télévision. Plus globalement, c'est-à-dire tous
âges confondus, seuls 47 % des Européens vont tous les jours sur la
toile, dont 52 % des hommes et 42 % des femmes, 59 % des jeunes, et 66
% des Norvégiens.
Internet mauvais pour les autres médias... et pour le sommeil et le sport
L'impact négatif d'internet sur les autres médias est d'ailleurs très
net, puisque 62 % des internautes interrogés avouent moins utiliser la
télévision, les journaux ou la radio au profit d'internet. Ainsi, 40 %
regardent moins la télévision, 29 % moins de magazines, 28 % moins de
journaux, et 22 % moins de radio.
Outre les médias, d'autres activités sont directement touchées par
Internet. 30 % estiment lire moins de livres, 29 % moins utiliser leur
téléphone, 23 % les SMS, 22 % faire du sport et avoir des activités
extérieures, 21 % écouter de la musique et dormir, 20 % passer du temps
avec leur famille et leurs amis, et 15 % travailler. Les LIDD n'ont
rien à voir avec ce dernier point.