PARIS (Reuters) - La France compte élargir à de nouveaux pays la troisième phase de son enquête sur les causes de l'accident du vol d'Air France Rio-Paris survenu le 1er juin dernier, a déclaré Paul-Louis Arslanian, directeur du Bureau Enquêtes Analyses (BEA).
"Nous allons définir où chercher en priorité et comment pour optimiser les recherches. Cette troisième phase, nous allons l'élargir à d'autres pays de façon à amener un maximum de dimension internationale et à saisir toutes les chances de ne pas passer à côté de nouveaux indices", a-t-il dit au cours d'un petit-déjeuner organisé par l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).
L'A330 d'Air France assurait un vol entre Rio de Janeiro (Brésil) et Paris avant de s'écraser dans l'Océan Atlantique et de provoquer la disparition de ses 228 passagers.
Paul-Louis Arslanian a également indiqué qu'il était encore prématuré de tirer des conclusions sur les causes de l'accident.
"Nous ne pouvons pas expliquer formellement l'accident et nous devons encore faire la lumière sur près de quatre minutes de vol, cela prendra du temps", a-t-il expliqué.