"Si jusqu'à présent on promettait à ce pays 'une perspective européenne' vague, la situation a brusquement changé", écrit le quotidien Vremia Novosteï. "Des fonctionnaires européens à Bruxelles disent ouvertement que cette arrestation a ouvert la voie à l'Europe Unie pour la Serbie", poursuit-il.
"Le président Boris Tadic a jugé qu'une seule personne ne pouvait pas entraver la route du pays à l'UE", constate le journal Izvestia, proche du Kremlin.
Le quotidien Nezavissimaïa Gazeta relève que "l'arrestation de Karadzic a eu lieu peu après la formation d'une nouvelle coalition en Serbie (démocrates et socialistes)", ajoutant que l'équipe au pouvoir "est plus orientée vers l'Occident que le gouvernement précédent, qui avait un noyau nationaliste".
"Il semble que les autorités serbes n'effectuaient pas jusqu'à présent de recherches très actives concernant Karadzic", estime Vremia Novosteï, comme d'autres journaux.
Le journal officiel russe Rossiïskaïa Gazeta reste quant à lui sceptique, rappelant que non seulement l'arrestation de Radovan Karadzic, mais aussi celle de deux autres fugitifs réclamés par le TPI, Ratko Mladic et Goran Hadzic, sont "des conditions-clés" pour l'adhésion à terme de la Serbie à l'UE.
Avant que Mladic et Hadzic ne soient capturés, l'UE "pourra 'tenir la bride courte' à Belgrade, se bornant toujours à de nouvelles promesses", souligne le journal.