
Comme Patrick et Maria, ils sont des centaines de milliers de voyageurs bloqués actuellement en France, en Europe et dans le reste du monde. A ne pas pouvoir partir ou revenir, pour cause de volcan islandais en éruption. Loin de s'arranger, la situation s'est aggravée hier, suivant l'expansion du nuage de cendres volcaniques.

Les aéroports parisiens (Orly, Roissy, Le Bourget) sont fermés jusqu'à lundi matin 8 h, au moins. Ainsi que 27 aéroports de province, dont tous ceux de l'Ouest. La décision a été annoncée hier matin à l'issue d'une réunion à Matignon.
Les aéroports de Nice et de Marseille sont fermés depuis 6 heures ce matin. Seuls les aéroports du sud ouest, au sud d'une ligne Agen-Marseille, restent ouverts. Une situation suceptible d'évoluer sans préavis.

En Europe, 17 000 vols sur les 22 000 prévus ont été annulés samedi, un fait « sans précédent », souligne Eurocontrol, l'organisation européenne pour la navigation aérienne. Vingt et un pays ont prolongé ou fermé à nouveau leurs espaces aériens : l'Italie du nord (jusqu'à lundi matin), l'Irlande, le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège (sud), la Finlande, le Danemark, l'Estonie, l'Allemagne, la Belgique, la Suisse, la Hongrie.
La Pologne qui enterre son président aujourd'hui, sera privé de plusieurs délégations étrangères qui ne peuvent faire le déplacement (lire page 4). La République tchèque, la Croatie, la Serbie et la Bosnie ont étendu leurs restrictions, tandis que l'Ukraine et le Bélarus limitent l'accès à leur espace aérien. Hier, l'Espagne a fermé sept aéroports du nord du pays, avant de les rouvrir peu après.