Plusieurs journaux turcs accusent lundi 28 juillet les rebelles
kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d'être à l'origine
d'un double attentat qui a coûté la vie à 16 personnes la veille au
soir à Istanbul.
"Le PKK massacre des civils", titre le grand journal
Hürriyet,
soulignant qu'il ne fait pas de doute que ces attaques sanglantes sont
l'affaire du PKK affaibli par des offensives de l'armée turque en
Turquie et dans le nord de l'Irak, où des centaines de rebelles se sont
réfugiés.
"Lâches", lance pour sa part le quotidien
Vatan
qui accuse également les rebelles kurdes. Selon ce journal le type
d'explosif utilisé est le même qui a été utilisé dans une attaque qui
avait fait dix morts l'an dernier dans un centre commercial d'Ankara et
attribué par les autorités aux rebelles kurdes. Un commentateur en
affaires terroristes du quotidien déclare : "La première organisation
qui vient à l'esprit est le PKK". Cependant cet analyste souligne qu'il
ne faut pas se précipiter sur des conclusions avant que les enquêteurs
officiels ne se prononcent car dit-il, "il est assez difficile pour le
PKK de perpétrer une action aussi professionnelle à Istanbul".
La chaîne d'information
NTV
affirme aussi que la police privilégie la piste du PKK. Interrogé par
les journalistes sur cette hypothèse, le gouverneur d'Istanbul Muammer
Güler et le ministre de l'Intérieur Besir Atalay estiment qu'il est
trop tôt pour se prononcer.