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Infos et Buzz

Un troisième vaccin recommandé contre la grippe A(H1N1)

L'Agence européenne des médicaments, l'EMEA, recommande d'autoriser la vente du Celvapan du laboratoire américain Baxter. C'est le troisième vaccin recommandé contre la grippe A(H1N1) après ceux de Novartis et de GlaxoSmithKline (GSK).

Le Celvapan, rappelle l'Agence, est sans adjuvant (substance destinée à amplifier l'effet d'un vaccin), contrairement aux deux autres vaccins autorisés par l'Union européenne. Mardi, la Commission européenne avait autorisé deux premiers vaccins contre la grippe A(H1N1) : le Focetria du groupe suisse Novartis, et le Pandemrix de GSK, qui avaient reçu le feu vert des experts de l'EMEA la semaine dernière.Le Celvapan, le Focetria et le Pandemrix ont un point commun qui explique ce feu vert accéléré : ils ont déjà obtenu dans le passé une autorisation de mise sur le marché dite "modèle", avec changement de souche possible.

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Un navire espagnol capturé au large de la Somalie

Un thonier espagnol avec 36 marins à son bord a été capturé, vendredi 2 octobre, par des pirates au large de la Somalie, marquant une reprise des actes de piraterie dans l'océan Indien.

Le bateau, l'Alakrana, a été intercepté dans les eaux de l'océan Indien, à mi-chemin entre la Somalie et les Seychelles, selon l'armateur du navire. "Son capitaine a lancé une alerte par radio : 'attaque de pirates'. Il a juste eu le temps de donner sa position. Puis tous les équipements électroniques du navire ont été éteints", a raconté le capitaine d'un autre bateau espagnol dans la zone. Selon le commandement de l'OTAN à Lisbonne, "le navire a été observé pour la dernière fois à 400 milles nautiques (quelque 740 km) au nord-ouest des Seychelles, avec des hommes armés à bord et un esquif à ses côtés".

Selon l'ONG Ecoterra International, qui travaille sur la pêche illégale dans la région et suit de près la piraterie somalienne, les pirates ont mené au moins 163 attaques en 2009, 47 d'entre elles ayant conduit à la capture d'un navire.Quatre navires et une centaine de marins sont actuellement toujours aux mains de pirates somaliens, basés pour la plupart dans la région semi-autonome du Puntland (centre de la Somalie).

"Nous sommes las de ces attaques qui ont lieu en plein milieu de l'océan Indien", a déclaré pour sa part un capitaine d'un thonier espagnol, "demandant une meilleure protection" de Madrid. Les pêcheurs espagnols réclament depuis plusieurs mois que des militaires espagnols puissent embarquer à bord de leurs navires, comme le font depuis juillet des fusiliers marins français pour protéger leurs collègues français.

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Suicides au ministère : un rapport effarant, un silence effarant


Le 24ème suicide à France Télécom rend encore plus étrange le silence qui entoure ce qui se passe au ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer…. Cela fait dix jours maintenant, le 21 septembre, L’Humanité titrait en “Une”, en lettres massives, blanches et  et rouge sur fond noir: « On se suicide aussi au ministère ».

Dix jours sans reprises, sans réactions, sans commentaires officiels. En pages 2 et 3, l’article d’Olivier Mayer met en avant un rapport intitulé « « Éléments de connaissance et d’approfondissement pour la prévention des crises suicidaires » qui a été adopté à l’unanimité le 1er octobre 2008 par le Comité central d’hygiène et sécurité du ministère. Mais depuis un an, ce rapport est retenu au secrétariat général du ministère.

Olivier Mayer cite des chiffres « effarants ». Chez les agents de l’équipement et de l’environnement, « le nombre de tentatives de suicide par an serait de 150 à 250 et le nombre de décès par suicide serait de 15 à 25 ! » On se relit la phrase tranquillement et, effectivement, on est effaré.

Et Olivier Mayer poursuit : « Ces chiffres sont hélas corroborés par des enquêtes récentes. En 2006, 18 décès par suicide d’agents du ministère sont recensés. La CGT fait état de 67 décès par suicide depuis 2004, dont 26 en 2008 et 11 depuis le 1er  janvier 2009. »

Mais le plus effarant, n’est-ce pas ce silence qui entoure cet artihuma2.1254325201.JPGcle ? L’info de l’Huma a pourtant était remarqué le jour même, comme l’a rapporté Sophie Gindensperger sur le site Arrêt sur images, par Bruno Duvic sur France Inter et par Michel Grossiord sur Europe 1. Et l’article d’Olivier Mayer a été cité dans la revue de presse de France 24 .

Mais à part ça, le black-out. Rien sur l’AFP qui pourtant tient à jour le décompte minutieux des suicides à France Télécom et dans les prisons française. Pas la moindre dépêche. Enfin, si, ces quelques lignes dans la revue de presse (dépêche du 21 septembre, à 04h44) : « Sur un autre registre, L’Humanité souligne que l’on se suicide aussi au ministère. Le quotidien communiste cite un rapport interne au ministère de
l’Ecologie qui évalue de “15 à 25 par an les suicides chez les agents de
l’équipement.»
Et, même si la “Une” pétante de l’Huma est immanquable, si l’AFP n’en parle pas, c’est comme si l’évènement n’existait pas. Et du côté du minstère, silence radio.  Même pas un démenti circonstancié, du genre :« Ce rapport est une rumeur. Non seulement il n’existe pas mais il est faux. Les suicides dont il parle ne sont pas avérés. Ils sont eux-mêmes des rumeurs » Evidemment, on ne peut réagir à quelque chose qui n’existe pas.

Et le plus curieux dans tout cela : même L’Humanité ne parle plus de son scoop.

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L'ONU demande la libération de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi

La junte birmane a rejeté, vendredi, l'appel déposé par l'opposante Aung San Suu Kyi, qui contestait sa condamnation à dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence.

Dans une résolution adoptée par consensus de ses 47 Etats membres, le Conseil des droits de l'homme s'est déclaré "vivement préoccupé par la récente condamnation de Daw Aung San Suu Kyi", et a demandé "sa libération immédiate et sans conditions". Le texte demande également aux autorités birmanes de "libérer immédiatement et sans conditions tous les prisonniers politiques pour leur permettre de participer pleinement aux élections de 2010".

Le rejet de l'appel d'Aung San Suu Kyi contre son assignation à résidence exclut de facto la Prix Nobel de la paix, âgée de 64 ans, du paysage politique pour les élections promises en 2010.

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Frédéric Mitterrand égrène ses projets et revendique sa liberté de parole

Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, est un homme heureux. Il le dit, sans détour. "Je suis optimiste de nature, (j'ai) tendance à voir le caractère positif, ce qui est efficace dans un dialogue. Je n'ai retiré, depuis trois mois au ministère, que des signes positifs, hormis quelques conversations un peu vives (...). Ecouter, interroger, consulter ont toujours été pour moi un préalable. Mais pas de familiarité, (ce serait) une erreur !"

Sous les lambris de la Rue de Valois, jeudi 1er octobre, et durant les deux heures trente de la présentation aussi musclée que passionnée du budget 2010 et de sa politique culturelle, M. Mitterrand a fait la démonstration du plaisir qu'il prend à sa nouvelle fonction. Allant jusqu'à évoquer le "frisson d'inquiétude de l'acteur le jour de la première d'une pièce importante, la réserve d'énergie, la concentration... sans aller jusqu'au trac", alors qu'il montait sur scène devant une salle comble.

Canot de sauvetage

Il se dit satisfait : "La culture est une priorité du gouvernement", et il a "le plein soutien du président de la République. Nous sommes arrivés à un moment charnière de grandes opportunités et de grands défis. Nombre des outils conçus pendant les "trente glorieuses" ne correspondent plus à la réalité de notre pays." Cet "excellent budget" lui donne, assure-t-il, "les moyens de l'action et de la réforme". Totalisant 2 921 millions d'euros, le budget 2010 est en augmentation de 3,9 % sur 2008 (Le Monde du 2 octobre). Le ministre dit qu'il se battra pour débloquer les crédits de 2009 encore gelés, que l'effort sera fait en faveur des directions régionales de l'action culturelle (Drac).

Dressant un "inventaire à la Prévert", de ses priorités, il cite les horaires "à élargir" des bibliothèques municipales - "le livre, dit-il, c'est s'ouvrir à la durée, à la complexité à la profondeur" -, les efforts à réaliser à l'outre-mer pour offrir les mêmes services artistiques qu'en métropole. M. Mitterrand semble avoir un bel appétit pour faire bouger les choses.

Il espère ainsi imposer, dès le plus jeune âge, un enseignement obligatoire des arts et de la culture à l'école, soutenir financièrement l'entretien des monuments historiques (dont le budget augmente de 80 %), jusque-là négligé au profit de leur seule restauration. Il souhaite aider le photojournalisme, rendre le marché de l'art plus dynamique, et évoque la possibilité d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'oeuvres d'artistes vivants peu connus. Il énumère les projets tous azimuts, de "la transformation des villes pour y vivre mieux demain" à la numérisation des salles de cinéma, du soutien à la production audiovisuelle à la nécessité d'un plan massif pour l'aide au portage de la presse, jusqu'à la restauration... du canot de sauvetage de l'île d'Ouessant.

Avant tout, Frédéric Mitterrand revendique son indépendance : "Je dois garder ma liberté d'esprit, de parole." Interrogé sur sa prise de position dans l'affaire Polanski, il répond : "C'est la place d'un ministre de la culture de défendre les artistes en France. Un point c'est tout." Puis enchaîne : "Le fait est grave, être un réalisateur ne vous place pas au-dessus des lois, mais pas en dessous. Sur le fond, je ne porte pas de jugement, parce que cela n'a pas été jugé."

S'appropriant la phrase de Michel Guy, secrétaire d'état à la culture entre 1974 et 1976, M. Mitterrand souhaite "non pas une culture pour tous, mais pour chacun". Le temps dira si le ministre a les moyens de ses ambitions.

Florence Evin
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Les opérateurs télécoms, cibles de choix pour de nouvelles taxes

Les opérateurs télécoms, qui affichent une forte rentabilité, apparaissent comme une cible privilégiée pour de nouvelles taxes, une accumulation qui leur fait craindre une perte de compétitivité et pourrait aussi avoir un impact sur les prix au détriment des consommateurs.

Pour compenser la suppression de la taxe professionnelle (TP) sur les investissements, le gouvernement prévoit d'imposer davantage les antennes mobiles. Des discussions sont encore en cours mais la somme pourrait être de l'ordre de 1.000 à 1.500 euros par installation, selon une source proche du dossier.

Si les opérateurs, qui bénéficient à plein de la réforme de la TP, devraient rester gagnants, cette taxe s'ajoute néanmoins à une longue liste.

Depuis début 2009, leur chiffre d'affaires est ainsi taxé à hauteur de 0,9% pour compenser la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Une contribution évaluée à 400 millions d'euros par an.

Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) participent également depuis deux ans au financement de la création audiovisuelle via la taxe Cosip, en contrepartie d'une TVA à 5,5% (au lieu de 19,6%) sur une partie de l'abonnement.

Ce à quoi s'ajoutent des redevances aux sociétés d'auteurs ou encore celles liées à la copie privée.

Et les demandes se multiplient. Mi-septembre, la fiction française, confrontée à un problème de financement lié à la crise de publicité, a proposé une taxation des FAI.

Celle-ci "apporterait énormément à la création alors que ce secteur fait des milliards de bénéfices", suggérait ainsi le sénateur PS David Assouline.

Début juin, c'était le quotidien Libération qui évoquait l'idée, cette fois pour financer la presse, fragilisée par internet.

Avec des marges d'Ebitda (résultat brut d'exploitation) supérieures à 30%, les opérateurs font en effet figure de privilégiés alors que d'autres secteurs sont durement affectés par la crise.

France Télécom a dégagé 2,5 milliards de bénéfice net au premier semestre, SFR un bénéfice opérationnel ajusté (Ebita) de 1,29 milliard, tandis qu'Iliad (Free et Alice) fait figure de petit poucet avec un bénéfice net de 72 millions.

Pour autant, souligne Stéphane Dubreuil, directeur télécoms du cabinet Sia Conseil, s'ils ne faisaient pas ce type de marges, "ils ne pourraient pas réinvestir" alors même qu'on arrive "à la fin de plusieurs cycles technologiques".

Passer à la quatrième génération de téléphonie mobile et à la fibre optique, qui permet l'internet à très haut débit, "représente des montants de plusieurs milliards d'euros", explique-t-il, en précisant qu'"il faut entre 7 et 10 ans au minimum pour rentabiliser un réseau".

Avec la multiplication des taxes, "il y a un risque de perte de compétitivité par rapport aux pays étrangers", note par ailleurs une source industrielle.

"Les opérateurs sont tout à fait d'accord pour être imposés comme toutes entreprises" mais là "ça fait un peu trop", ajoute-t-elle, en rappelant que leurs revenus ont également été affectés par la suppression des hot-lines surtaxées et pourraient l'être par le dispositif de lutte contre le piratage.

Même la société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a reconnu mercredi que les FAI avaient "besoin d'une pause fiscale" alors que des solutions sont recherchées pour améliorer l'offre légale sur le net et la rémunération de la création.

L'UFC-Que Choisir juge quant à elle que l'accumulation représente un "vrai danger pour les consommateurs", les opérateurs risquant à terme de "répercuter ces taxes sur les prix" et de faire "sauter le fameux tarif de référence de 30 euros" pour le +triple play+ (internet, télévision et téléphonie).

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