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'He was the one Formidable'

Chacun des 10.000 spectateurs qui ont assisté hier soir au concert de Charles Aznavour à Carthage devaient se dire en rentrant « oui ! j'y ai été » tant le spectacle était mémorable. Il ne s'agissait pas seulement de retrouvailles nostalgiques, ce n'était pas seulement 90 minutes de belle musique et de chants merveilleux.

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 Non, ce que chacun retenait en premier, c'est d'avoir été pendant le concert en présence d'une légende vivante de la chanson. Charles Aznavour paraissait encore plus jeune qu'il y a 50 ans. Il a charmé un public tout acquis à son art et à son genre musical. Ceux qui reprenaient avec lui ses airs les plus connus  avaient tout au plus la trentaine. Mais les plus de 40 ans retrouvaient un peu leurs amours de jeunes en écoutant «  Mourir d'aimer », « Paris au mois d'août », «  Je n'ai rien oublié », «  Il faut savoir », « L'Amour c'est comme un jour », «  C'est triste Venise » et bien évidemment «  La Bohème » 

Aznavour, comme à son habitude, a chanté l'amour, la tendresse, le temps qui passe et les passions déçues, mais il a choisi d'entamer son récital par une chanson lourde de significations « L'Immigrant » remonte aux premiers temps des grands mouvements migratoires du XXe siècle. Mais en chantant cet air dans le contexte actuel marqué par les drames de l'émigration clandestine et par les affronts multiples endurés par les ressortissants maghrébins et africains en France et en Europe d'une manière générale, Aznavour a dénoncé  à sa manière les conditions des immigrés sur le vieux continent.

Les 10.000 spectateurs applaudissaient chaque couplet et au dernier refrain, la communion était déjà totale entre l'artiste et ce très nombreux public tout simplement émerveille. Judicieux choix qui assura d'emblée l'adhésion de ces nouveaux spectateurs orientaux devant lesquels Aznavour s'est produit la même semaine. Après le succès remporté à Beyrouth, Carthage fut l'arène du triomphe. Aznavour était éblouissant. Nous mesurons nos mots en utilisant ce qualificatif: sur les gradins de l'amphithéâtre de Carthage, on n'a enregistré aucun débordement indigne de la qualité artistique des tours de chant de Charles Aznavour ; les spectateurs étaient exemplaires et réagirent en vrais mélomanes aux merveilleuses chansons du récital.

Le plaisir était visiblement réciproque, car Aznavour se donnait tout entier à ce public de qualité qu'il gratifia des airs qui lui sont les plus chers.

Il ne le priva  pas non plus d'humour puisqu'à chaque courte pause, il commentait plaisamment un fait ou un geste quelconque.

Vivre 90 minutes de familiarité et de convivialité avec un mythe de la chanson qui, un jour, fut élu "Artiste de variété du siècle" (c'était en 1988), c'est un privilège qu'Aznavour consentit hier soir au public tunisien qui l'a aimé, l'aime encore et l'aimera toujours.

Puisse le monstre sacré revenir tous les ans pour lui chanter ses tubes favoris et tous les refrains inoubliables et éternellement actuels.

Un souper en l'honneur de Charles Aznavour offert par le président du "Groupe Dar Assabah", M. Mohamed Sakher El Materi

 

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En hommage à sa stature et à la soirée de bonheur qu'il a célébrée à Carthage, Charles Azanavour, a été hier soir l'invité d'honneur du président du "Groupe Dar Assabah", M. Mohamed Sakher El Materi, au restaurant "Le Café Vert" à la Goulette.

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M. Aznavour était accompagné des siens. Le grand artiste était ravi par un tel accueil et en super forme malgré un long marathon sur scène.

Une heure de glissade involontaire pour Aznavour

<script type="text/javascript"></script> Le point noir de la soirée fut la scène burlesque qui imposa à Aznavour quelques moments de glissade involontaire. En effet, on arrosa d'eau la scène juste avant le spectacle et malgré les coups de raclette passés sur les planches, celles-ci mirent du temps pour sécher.

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 On n'eut l'idée de couvrir la scène à l'aide d'un tapis qu'avec un quart d'heure de retard. Cela donna du temps pour Aznavour afin d'ironiser sur la situation embarrassante où les organisateurs l'on mis plus d'une heure durant.

TEL PERE TELLE FILLE


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