PARIS — L'humoriste François Morel, qui signait vendredi sa dernière chronique de la saison sur France Inter, a adressé ses "sentiments fraternels" à Didier Porte et Stéphane Guillon, limogés mercredi, et comparé "l'ambiance de merde" qui règne à la station à celle de l'équipe de France.
"Quel bordel, mes amis ! quel bordel ! (...). Je suis triste de constater que l'ambiance de merde qui sévit à France Inter n'est pas sans rappeler celle qui a existé au sein de l'équipe de France et a conduit à sa perte", a déclaré François Morel.
"Le mépris n'est jamais une bonne méthode de gouvernance", a-t-il lancé, s'adressant au patron de Radio France, Jean-Luc Hees. Alors que ce dernier affirmait qu'il "n'était pas Raymond Domenech", François Morel a rétorqué : "Méfie-toi, Jean-Luc, tu n'es n'en n'est pas si loin".
Il s'agissait de sa dernière chronique pour cette saison sur France Inter, dont la nouvelle grille de rentrée n'est pas encore connue. Mais cet été, l'humoriste sera présent à l'antenne aux côtés d'Olivier Saladin, son ex-acolyte des "Deschiens", pour une chronique quotidienne à 7H55.
Stéphane Guillon, auteur d'un billet d'humeur matinal du lundi au mercredi, et Didier Porte, qui signait une chronique le jeudi et une autre tous les jours dans "Le Fou du roi", ont été limogés de la station publique mercredi.
François Morel leur a adressé ses "sentiments fraternels" et ses "regrets" de ne plus les entendre. "J'ai du mal à comprendre en particulier pourquoi Didier Porte est écarté du +Fou du roi+, où son style caustique, mordant, impitoyable vis-à-vis des fausses valeurs, contrebalançait l'attitude naturellement empathique et indulgente de Stéphane Bern", a-t-il poursuivi.
Il a fustigé l'"arrogance" de Jean-Luc Hees vis-à-vis de Stéphane Bern, qui a apporté publiquement son soutien à Didier Porte. Selon lui, l'attitude de Jean-Luc Hees, qui a "balayé" la réaction "plutôt digne" de Stéphane Bern, "n'est pas sans rappeler celle du patron des Bleus".
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