Un jeune homme de 20 ans a été condamné, mardi 31 août, à 6 mois de prison avec sursis pour s'être "amusé" à braquer un laser sur le cockpit de trois avions de ligne au moment de leur atterrissage dimanche soir à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne).
Air France et easyJet s'étaient portés partie civile pour mettre en garde contre la recrudescence de ce type d'incident qui "peut gravement nuire à la sécurité aérienne", selon les mots de Me Maxime Malka, avocat de la compagnie française. "L'atterrissage est une phase cruciale et il y a eu des crashes pour moins que ça", a fait valoir Me Alexandre Ramsamy, avocat d'easyJet, précisant que le pilote avait été visé par le laser pendant "plus de sept secondes".
Interpellé dimanche sur un parking de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) situé près des pistes, le prévenu ne voulait que "s'amuser" avec un "jouet", un pointeur laser acheté 7 euros lors d'un voyage en Thaïlande, a-t-il raconté à l'audience. "Je ne savais pas que ça allait mettre des vies en danger", a-t-il marmonné. Son avocate, Me Célia Jeudi, l'a assuré : son client, poursuivi pour mise en danger d'autrui, ne "connaissait pas la portée du rayon lumineux" et a agi "par pure bêtise". "Il n'y avait rien d'intentionnel."