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Cachez ce voile que je ne saurais voir...

Une loi contre le voile intégrale: Jean-François Copé est-il allé trop vite?
Le patron des députés UMP n'a pas attendu les conclusions de la mission parlementaire, "prématuré" juge certains.  

Mardi, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, annonçait son intention de déposer en janvier une proposition de loi visant à interdire d'avoir le visage totalement couvert dans l'espace public.

Hors circonstances exceptionnelles (climat ou carnaval par exemple...), il pourrait donc être interdit de circuler le visage totalement couvert. Cela interdirait de facto le port de la burqa.

Et pour faire cette annonce, Jean-François Copé n'a pas attendu les conclusions de la mission parlementaire lancée fin juin et dirigée par le député Communiste André Gerin.

Alors le patron des députés UMP est-il allé trop vite ? Un poil pressé Jean-François Copé ? C'est en tout cas ce qu'estiment plusieurs parlementaires.

Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer a jugé "prématurée" l'initiative de Jean-François Copé.

"Pour faire un coup médiatique", estime le socialiste André Vallini qui juge que "c'est faire peu de cas du travail d'une mission parlementaire". Autre socialiste, même analyse, Jean Glavany, membre de la mission parlementaire, a parlé de "mépris et d'indifférence" pour la trentaine de personnes qui ont travaillé dans la commission".

Le MoDem, dans un communiqué de sa vice-présidente Marielle de Sarnez, évoque la "précipitation" de Jean-François Copé "à vouloir légiférer sur le port du voile intégral sans même attendre les conclusions de la mission parlementaire".

Interrogé sur RTL ce mercredi, Jean-François Copé a expliqué qu'il était selon lui "le temps de la décision politique": "Voilà six mois que nous avons débattu (...), on a auditionné de très nombreuses personnalités, religieuses, laïques et je crois vraiment que le temps de la décision politique est maintenant venu".

Par ailleurs, Jean-François Copé a jugé que le voile intégral n'était "pas un problème religieux, ni d'immigration" mais "qui a trait à deux choses: premièrement le respect des femmes, et deuxièmement l'ordre et la sécurité publique, dans le sens juridique".

Jean-François Copé aurait-il dû attendre les conclusions de la mission parlementaire pour proposer une loi ? Le port du voile intégrale est-il une question de sécurité publique ?

Par Le Post.fr

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