Le ministère de l’Intérieur va abriter mercredi après-midi une réunion de travail sur les apéros Facebook, présidée par Brice Hortefeux. Le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives Marc-Philippe Daubresse et la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, sont également concernés.
Jean-Marc Ayrault, le député-maire socialiste de Nantes avait réclamé une telle réunion, après qu’un jeune a trouvé la mort en marge d’un apéro Facebook, le 13 mai dernier dans sa ville. D’après le communiqué du ministère de l’Intérieur, cette réunion «aura pour objet d'évaluer la mise en œuvre des instructions déjà données aux préfets», de préciser les mesures pour «faire face à ce type d'événements 'spontanés', de limiter les risques qu'ils font encourir notamment aux mineurs» et «de coordonner la réponse des différents acteurs locaux».
Pour les autorités, ces moments de convivialité partagés par des milliers de personnes sont un casse-tête. En théorie, ce type d’événement doit faire l’objet d’une déclaration en préfecture, ce qui n’est jamais le cas. Or, «l’absence de déclaration d’une manifestation dans les formes légales est constitutive d’un délit passible de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 7.500 euros», rappelait la préfecture de Paris la semaine dernière. C’est surtout en terme de sécurité que les apéros géants inquiètent les pouvoirs publics, avec tous les risques inhérents à la consommation d’alcool sur la voie publique par des centaines de personnes.