• Une mannequin raconte les soirées chaudes de Berlusconi

    Appelée à témoigner lundi dans le procès du Rubygate, Imane Fadil a livré de nouveaux détails scabreux sur les «performances» qu'affectionnait l'ex-premier ministre italien.

    Silvio Berlusconi est-il fan du film culte avec Whoopi Goldberg? En tout cas une performance «du type Sister Act» était au programme le soir où la jeune mannequin Imane Fadil a été invitée pour la première fois dans sa résidence.

    Appelée à témoigner lors du procès de l'ex-chef du gouvernement italien pour prostitution de mineure dans le cadre du Rubygate, la jeune Marocaine a décrit lundi devant le tribunal de Milan les «bunga-bunga», surnom des parties fines organisées chez lui à Arcore, dans les environs de la ville.

    Le soir de sa première visite, en février 2010, elle a eu droit au strip-tease de deux femmes déguisées en bonnes soeurs. L'une d'elles était Nicole Minetti, l'ex-hygiéniste dentaire de Silvio Berlusconi devenue conseillère régionale en Lombardie et accusée d'avoir organisé pour lui un réseau de prostitution. «Elles ont effectué un ballet sexy, en se démenant dans une sorte de lap-dance dans la salle du bunga-bunga, a-t-elle détaillé. Elles portaient une tunique noire, un voile blanc et une croix».

    Remarquant que la jeune femme était gênée, Berlusconi aurait interrompu la «performance» et invité Imane Fadil à visiter la villa. C'est dans son «bureau bibliothèque» que le Cavaliere lui aurait alors offert une montre ainsi qu'une enveloppe contenant 2000 euros, tout en lui demandant de ne pas «s'offenser». Elle serait ensuite rentrée chez elle, tandis que les deux strip-teaseuses seraient restées la nuit et auraient été payées pour des prestations sexuelles.

    Si Imane Fadil a assuré s'être sentie «déconcertée» et «mal à l'aise», elle est malgré tout retournée plusieurs fois aux soirées chaudes de Berlusconi, car elle espérait obtenir un poste de présentatrice sur la Milan Channel, une chaîne détenue par le magnat des médias.

    Strip-tease avec masque de Ronaldinho

    C'est ainsi qu'elle a pu assister à d'autres performances costumées, comme par exemple le strip tease de femmes habillées en joueurs de football de l'AC Milan, l'équipe rachetée par Berlusconi. La brésilienne Iris Berardi, qui est présentée par les enquêteurs comme une «prostituée notoire», portait ce soir là le masque de Ronaldinho.

    Plus tard, alors que le procès Rubygate avait déjà débuté, la jeune femme a affirmé avoir subi des «pressions pour participer» à d'autres soirées, entre mai et juin 2011. D'après son témoignage, un inconnu est venu chez elle lui donner un téléphone portable à carte. L'homme mystérieux est revenu quelques fois devant chez elle et elle a reçu plusieurs coups de fils sur ce portable lui indiquant de prendre un taxi. Mais elle avait trop «peur» d'y retourner, assure-t-elle.

    Dans l'affaire du Rubygate, l'ex-président du Conseil, qui a remis sa démission le 12 novembre, est accusé d'avoir payé à une dizaine de reprises les prestations sexuelles de la jeune Marocaine Karima El Mahroug, alias «Ruby», alors qu'elle était mineure, un délit passible de trois ans de prison en Italie. Tous deux nient avoir eu des rapports sexuels.

    Selon le Corriere della Sera, Silvio Berlusconi a payé 127.000 euros à trois témoins dont Nicole Minetti, après le début de ce procès. Tentative de corruption de témoin? Pas du tout, affirme son avocat qui a évoqué sa «générosité habituelle». «Elle m'a demandé de l'aider parce qu'elle était en difficulté et je l'ai fait avec plaisir», a renchéri Berlusconi dans une interview au Giornale, quotidien qui appartient à sa famille. Selon les médias italiens, Nicole Minetti a utilisé cet argent pour payer ses avocats dans le procès qui la vise.

    Berlusconi est par ailleurs jugé pour abus de fonction après être intervenu auprès de la police de Milan pour faire libérer Ruby après son interpellation pour un vol présumé fin mai 2010. Pour sa défense, il affirme être intervenu afin de préserver les relations entre Rome et Le Caire car il croyait que Ruby était la nièce du président égyptien de l'époque Hosni Moubarak.

    Retour en Italie d'un témoin du scandale sexuel «Escort»

    Mais un autre scandale sexuel pourrait mettre sérieusement dans l'embarras le Cavaliere. Lundi, Valter Lavitola, ex-directeur du quotidien L'Avanti, accusé d'être mêlé au scandale «Escort» et en cavale depuis octobre en Amérique du Sud, est rentré en Italie, où il a été incarcéré à Naples.

    Lavitola et un entrepreneur de Bari, Giampaolo Tarantini, sont soupçonnés d'avoir fourni à l'ex-chef du gouvernement italien des call-girls pour des nuits torrides entre juillet 2008 et avril 2009. Ils sont en outre soupçonnés d'avoir extorqué plus de 800.000 euros à Berlusconi pour mentir à la justice sur les agissements de ce dernier.

    À l'origine, Lavitola et Tarantini espéraient en échange de la mise à disposition de prostituées décrocher des contrats avec des colosses publics comme Finmeccanica. Ces contrats étaient tombés à l'eau par la faute de l'une des «escorts», Patrizia D'Addario, qui a tout raconté à la justice

    lefigaro.fr


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