• Real-Barcelone : cette guerre psychologique qui attend Mourinho

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    mou1.jpgIl n'a pas tort Mourinho, de voir la main de la chance dans l'incroyable victoire du FC Barcelone face au Real Madrid dans le "Clasico" d'hier soir (1-3). Oui, il n'a pas tort de rappeler que c'est bel et bien parce qu'à deux reprises, son Real, notamment Cristiano Ronaldo, a raté deux occasions du genre immanquables, que le Barça a fini par l'emporter, presque par hasard... En passant... Presque en claquant des doigts.

    C'est vrai que le Barça a de la chance. Encore de la chance, toujours de la chance... Dans le style qui fut celui du Bayern Munich de Beckenbauer, maitre de l'Europe au milieu des années 70. Oui, comme le Bayern (remember les poteaux carrés) le Barça affiche une veine de prétentieux. Le sort des matchs importants basculent systématiquement en sa faveur. Une expulsion idiote de Van Persie, un tir raté de Ronaldo... On pourrait faire ainsi la liste des coups du sort, qui depuis un an, ont aidé le Barça à tout gagner ou presque...

    C'est un classique du football que de répéter que les grandes équipes ont de la chance. Mais c'est aussi qu'elles savent la provoquer. Si l'on veut bien se concentrer un instant sur ce qui fut le tournant du match d'hier, lorsque Ronaldo rata la balle du 2-0 en faveur du Real, ce qui aurait soldé la rencontre, on le comprendra d'autant mieux.

    cr6.jpgPourquoi Ronaldo a-t-il raté ce qu'il réussit, dans la même position, dans 99% des cas (même Mourinho le dit) ? Sans doute parce qu'il ne joue pas contre le Barça de Guardiola et Messi, aussi librement que lorsqu'il affronte Valence ou Levante... Compte tenu de ce qui s'est passé lors des derniers "Clasicos", il est patent que Ronaldo, et ses camarades du Real, face à Barcelone, évoluent dans un contexte psychologique différent. En clair, depuis l'an passé et le fameux 5-0 encaissé au Nou Camp, les joueurs du Barça ont pris un ascendant psychologique indéniable sur ceux du Real, et cela se voit. Ainsi, lorsque l'on dissèque le fameux tir raté de Ronaldo, on s'aperçoit qu'au moment de préparer et déclencher sa frappe, le génie portugais est tendu à l'extrême, sur-appliqué et besogneux, loin du Ronaldo instinctif, délié et félin auquel nous sommes habitués, comme si le fait de jouer contre le Barça l'inhibait : "contre le Barça, je dois surjouer" semble se dire Ronaldo au moment de frapper, même contre un gardien moyen comme Valdes. Et cela tue le jeu de Ronaldo.

    Dans ce contexte, "la chance" que déplore Mourinho, et qui semble accompagner le Barça, n'explique qu'une partie de la défaite. Cette "chance" est aussi engendrée par la dimension de meilleure équipe du monde qui parait être celle du Barça aujourd'hui. Plus que technique, plus que tactique, c'est un travail psychologique qui attend Mourinho désormais. Plus qu'il ne le supposait certainement hier matin encore. On comprend aussi pourquoi, à la surprise générale, il s'est efforcé de dédramatiser la rencontre dans les jours qui la précédaient. Nul doute que l'entraineur du Real savait que tenter de faire de ce match un duel ordinaire de championnat, c'était aider ses joueurs à ne pas s'en faire une montagne. C'était encore trop peu.

    Mourinho va devoir inventer quelque chose, car notre petit doigt nous dit, qu'à un moment ou un autre, la route des deux équipes, largement au-dessus des autres en Europe, pourrait bien se croiser en Ligue des Champions. Pour le moment, Barcelone semble encore intouchable. Et ce n'est pas qu'une question de chance. Le pire ennemi des joueurs du Real aujourd'hui, ce n'est pas Barcelone, c'est l'ennemi intérieur. Le pire d'entre tous.
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