• Ligue des champions : Arsenal, la parenthèse européenne de l'OM

    "Une parenthèse heureuse", c'est ainsi que José Anigo, directeur sportif

    de l'Olympique de Marseille, considère la fameuse Ligue des champions

    depuis que son cher club souffre lors des joutes nationales. Champion de

    France 2010, vice-champion 2011, le club de la cité phocéenne est

    méconnaissable depuis le mois d'août. Quinzième de Ligue 1 avec une

    seule victoire à son actif (face au promu Evian), l'OM tente, en vain,

    semaine après semaine de décoller ses semelles d'un bas de tableau trop

    poisseux pour son standing.

    Sur le terrain de l'Olympiakos en ouverture du tournoi continental, le visage olympien n'était pas des plus radieux, mais il a su dégager l'éclat nécessaire pour atteindre l'horizon fixé : la victoire. Idem face au Borussia Dortmund, pourtant redouté pour son récent titre de champion d'Allemagne et son football chatoyant, où un OM malmené dans son Vélodrome semblait habité d'une aura bienfaisante capable de transformer les soirées difficiles en victoires 3 buts à 0.

    ARSENAL ET L'OM, PARCOURS RESSEMBLANTS

    La prochaine étape de cette cure de jouvence européenne implique les Anglais d'Arsenal, dont la trame du début de saison rappelle sensiblement les aventures marseillaises : difficultés en championnat, rang indigne du statut espéré et facilités sur la scène européenne. Un adversaire de poids qui n'empêche pas les Phocéens de croire en la continuation de cette belle parenthèse. "L'objectif est de sortir des poules, il faut consolider notre première place à travers cette double confrontation. Je ne signe pas pour un match nul", a prévenu Didier Deschamps en conférence de presse.

    L'entraîneur olympien a bien raison de ne pas s'annoncer trop frileux. Après tout, son équipe accueille Arsenal en leader et peut compter sur sa baraka européenne du moment. Pour Steve Mandanda, capitaine de l'OM, la recette miracle tient surtout de l'inspiration transmise par les grands rendez-vous : "C'est vrai que les matches de Ligue des champions, on les aborde peut-être plus facilement sur le plan mental. Les gros matches sont plus faciles à aborder que les petits. Le niveau de concentration et d'agressivité doit être à son maximum dans cette compétition."

    Contre Arsenal la motivation ne devrait pas manquer, d'autant que les deux formations ne se sont encore jamais rencontrées en Coupe d'Europe. En revanche les Londoniens aiment croiser d'autres Hexagonaux : ils n'ont pas perdu une seule de leur sept dernières rencontres en France. Mais les Gunners n'ont jamais paru si affaiblis, en témoignent les statistiques de leur arrière-garde : troisième plus mauvaise défense de Premier League avec 17 buts encaissés en huit matchs de championnat.

     ARSENAL DIMINUÉ

    Les blessures qui s'accumulent ne facilitent pas non plus la tâche d'Arsène Wenger, l'entraîneur d'Arsenal. Bacary Sagna (fracture du péroné) sera absent trois mois, et le Belge Thomas Vermaelen, qui vient de prolonger son contrat, est toujours empoisonné par des pépins physiques. Sans compter le jeune latéral Kieran Giggs, blessé aux abdominaux, et le grand espoir Jack Wilshere, opéré d'une cheville et lui aussi absent pour plusieurs mois.

    A Marseille, l'infirmerie a tendance à se vider. Souleymane Diawara, qui s'était plaint d'une douleur à un genou à Toulouse, devrait finalement tenir son poste. Didier Deschamps devra cependant se passer de Rod Fanni et Jordan Ayew, suspendus. En cas de victoire Marseille aurait déjà presque un pied en huitièmes de finales.


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