• Les marchés tentent de rebondir mais les inquiétudes persistent

    Les marchés financiers tentaient de rebondir timidement mardi, après la dégringolade de la veille, sur fond d'inquiétudes persistantes qui ont poussé l'or à un nouveau record et contraint la Suisse a prendre des mesures drastiques pour enrayer l'appréciation de sa monnaie.

    Les Bourses européennes étaient toutes dans le vert mardi en milieu de journée après des chutes record dépassant parfois les 5% lundi. Ce rebond restait toutefois timide avec une hausse maximum de 1,5% à Londres et en dessous des 1% sur les autres places européennes.

    Les investisseurs attendaient surtout la réouverture de Wall Street, fermée la veille pour cause de jour férié, puis dans la foulée la principale statistique du jour aux Etats-Unis, l'indice ISM d'activité dans les services pour août, publié à 16H00.

    Ce chiffre devrait en dire plus sur l'état de santé de la première économie mondiale, qui ne cesse de tourmenter les marchés craignant une récession.

    En zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, à +0,2%, selon une deuxième estimation sans surprise publiée mardi, conforme à la première estimation.

    De leur côté, les commandes à l'industrie allemande ont accusé en juillet une baisse de 2,8% sur un mois, confirmant la baisse de régime de ce pilier de l'économie. Surtout, rien sur le front de la crise de la dette en zone euro n'est venu rassurer les investisseurs.

    "Il est vrai que l'hypothèse d'une faillite de la Grèce est de plus en plus d'actualité, comme le démontrent les réticences de certains pays européens à valider le plan de sauvetage", observe Franklin Pichard, gérant chez Barclays Bourse. "C'est l'effet domino qui est redouté. La pression des marchés pousse les politiques à agir", explique-t-il.

    La Slovaquie a ainsi annoncé mardi qu'elle ne voterait pas ce second plan d'aide à la Grèce avant le mois de décembre, au risque d'inquiéter encore davantage les marchés.

    Dans ce contexte, l'or, valeur refuge traditionnelle a franchi un nouveau record mardi matin à plus de 1.920 dollars l'once, avant de se replier en fin de matinée. La Banque nationale Suisse s'est résignée de son côté à sortir "l'arme atomique" pour enrayer l'appréciation du franc Suisse, autre valeur refuge prisée des investisseurs.

    La Banque centrale Suisse a annoncé mardi qu'elle avait fixé un cours plancher de 1,20 franc Suisse pour un euro, faisant immédiatement relâcher la pression sur sa monnaie et s'envoler la Bourse.

    "C'est l'arme atomique. La BNS (Banque nationale Suisse) peut imprimer autant de francs suisses qu'elle veut pour acheter de l'euro. C'est une mesure très forte", a estimé Bernard Lambert, économiste à la banque Pictet.

    Vers 13H05 (11H05 GMT), l'euro valait 1,2035 franc Suisse contre 1,1098 CHF lundi à 21H00 GMT.

    A la même heure, la Bourse de Paris était en hausse timide de 0,73%, celle de Londres à +1,44%, la Bourse de Francfort gagnait de son côté 1,09%, celle de Madrid était quasiment à l'équilibre à +0,08% tout comme celle de Milan (+0,04%).

    Plus tôt en Asie, la bourse de Tokyo avait clôturé en nette baisse à -2,21% mais celle de Hong Kong avait terminé dans le vert à +0,48%. Shanghaï avait clôturé de son côté en baisse de 0,33%.

    Voila.fr

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