• La Libye va revoir ses contrats avec le géant pétrolier italien ENI

    Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé jeudi 29 décembre qu'elles s'apprêtaient à revoir les contrats signés entre le géant pétrolier italien

    ENI et l'ancien régime de Mouammar Kadhafi.

    Les anciens accords "vont être revus et réexaminés conformément aux intérêts de la Libye avant d'être appliqués", a indiqué le bureau du premier

    ministre dans un communiqué.

    "Les compagnies étrangères […] doivent prouver aux Libyens qu'elles étaient un partenaire de la Libye et non de Kadhafi et de son régime, poursuit le texte. La compagnie ENI doit prouver cela en jouant un rôle significatif dans la reconstruction des villes détruites par les forces de Kadhafi."

    "RÉACTIVER LE TRAITÉ D'AMITIÉ"

    Premier producteur étranger en Libye, le groupe italien a réagi en assurant que les contrats visés relèvent "d'initiatives en matière sociale n'ayant rien à voir avec le pétrole". "Nous n'avons pas le détail, mais cela peut-être par exemple la construction d'infrastructures, d'un hôpital ou d'un gymnase pour la communauté locale", a expliqué Filippo Cotalini, porte-parole de l'entreprise.

    Fin août, ENI avait signé un accord avec le Conseil national de transition (CNT) pour reprendre ses activités en Libye. Il avait redémarré sa production de pétrole dans ce pays le 26 septembre. Le patron du groupe, Paolo Scaroni, avait indiqué il y a trois semaines qu'ENI était revenu à 70 % de sa production d'avant-guerre, estimée à 280 000 barils par jour.

    Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a annoncé jeudi, lors de sa conférence de presse de fin d'année, qu'il se rendrait en Libye le 21 janvier, notamment pour "réactiver le traité d'amitié" avec ce pays, dont le contenu est en cours de révision.

    Ce traité, signé en 2008 par les anciens dirigeants des deux pays, Mouammar Kadhafi et Silvio Berlusconi, avait été suspendu fin février après l'insurrection en Libye. Il prévoyait des investissements italiens en Libye de 5 milliards de dollars en compensation de la période coloniale, dont la construction, pour environ 3 milliards de dollars, d'une autoroute littorale de 1 700 km.

    LeMonde.fr


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