• La Bourse de Paris dopée par les banques

    Après avoir ouvert en nette baisse le CAC 40 a changé son fusil d'épaule dans la matinée. Porté par le secteur bancaire il avance de près de 3 % en milieu de séance.

    La Bourse de Paris tente de poursuivre le rebond enregistré vendredi. Le CAC 40 qui a ouvert en nette baisse a fait volte face dans la matinée. A mi-parcours, il s'adjuge de 2,9 % à 2891 points, tiré vers le haut par le secteur bancaire. Les investisseurs semblent miser sur une recapitalisation de certains établissements.

    Les autres grandes place européennes avancent à l'unisson : Francfort grimpe de 2,83 %, Madrid de 3,23 % et Milan de 3,75 %. Londres en revanche reste à l'équilibre, le Footsie cède symboliquement 0,05 %.

    L'inquiétude sur les dettes souveraines en Europe reste présente où une semaine cruciale pour la Grèce s'annonce. Le Fonds monétaire international (FMI) a affirmé qu'une délégation se rendra cette semaine à Athènes afin de déterminer si le pays peut ou non bénéficier de la sixième tranche de huit milliards d'euros, vitale pour lui éviter la faillite. Par ailleurs, l'Allemagne doit voter jeudi l'accord prévoyant l'élargissement du champ d'action du fonds de secours de la zone (FESF). Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel s'est montrée confiante sur l'issue du vote. Evangelos Venizelos, le ministre grec des Finances, a de son côté évoqué avec Jean-Claude Trichet, patron de la BCE, une restructuration de la dette grecque. Dans le but de rassurer les marchés mondiaux, les ministres des Finances de la zone euro se sont engagés, dans un texte commun, à « faire tout le nécessaire pour résoudre la crise de la dette publique et assurer la stabilité financière de cette zone dans son ensemble et de ses États membres ». L'idée d'une entrée en fonction plus rapide que prévue du FESF a d'ailleurs été évoquée par l'Allemagne ce week-end. Le commissaire européen Olli Rehn a, lui, déclaré que les Européens réfléchissaient à doter le FESF d'instruments supplémentaires, au-delà de ceux décidés en juillet, pour lui donner « plus de force », dans un entretien au quotidien Die Welt .

    L'indice Ifo meilleur que prévu

    L'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a également apporté un peu de baume au coeur des investisseurs. Il a enregistré en septembre un recul moins marqué que prévu. Il s'agit toutefois de sa troisième baisse consécutive, ce qui semble suggérer que l'activité de la première économie de la zone euro ralentit.

    Signe des craintes toujours vives sur la question des dette publiques en Europe l'euro se maintient toujours sous les 1,35 dollar ce matin à 1,3407 dollar.

    Valeurs à suivre

    le secteur bancaire s'envole

    Le secteur bancaire, conduit la tendance. En fin de matinée, BNP Paribas s'envole de 6,66 %, Crédit Agricole de 6,31 % et Société Générale de 5,20 %. Les rumeurs sur une recapitalisation des banques françaises profitent au secteur. Par ailleurs, la Caisse des dépôts, la Banque postale et Dexia négocient la création d'un nouvel établissement public pour financer les collectivités locales, selon Le Figaro. Par ailleurs, la banque franco-belge pourrait accroître son programme de cession de ses actifs toxiques, logés dans les obligations, de 20 milliards d'euros, selon Les Echos.

    • LVMH (+0,38 % à 105,85 euros)

    Le groupe a annoncé vendredi détenir désormais près de la totalité des actions du joaillier italien Bulgari, dont le géant du luxe avait annoncé la prise de contrôle en mars dernier.

    • France Télécom (+2,13 %) ; Iliad (+2,11 %) ; Vivendi (+0,03 %) ; Bouygues (-1,08 %).

    L'État est bien parti pour gagner son pari financier sur les fréquences mobiles 4G après une première série d'enchères qui lui a rapporté plus que budgété et qui, selon des spécialistes, laisse présager d'une posture agressive au second tour de la part des opérateurs qui n'ont pas eu le nombre de lots escompté.

    À noter également, l'introduction en Bourse de Groupama, prévue de longue date, a été une nouvelle fois reportée et est désormais attendue « plutôt vers 2015 », explique son directeur général, Jean Azéma, dans un entretien aux Echos.

    Par Herve Rousseau


    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :