• jeudi 3 aout 2006, 9h30


    Pis de vaches et éoliennes: une ville allemande autosuffisante en énergie




     



    Photo



    FREIAMT (AFP) - Hannelore Reinbold-Mench, le maire de Freiamt, en Forêt
    Noire, est fière de l'engagement de ses 4.300 administrés pour les
    énergies renouvelables: "nous produisons 13 millions de Kw/h par an,
    plus que nos propres besoins", déclare-t-elle à des journalistes après
    une visite de terrain.


    Dans cette ville touristique et agricole à 25 km au nord de Fribourg,
    un agriculteur, Walter Schneider, utilise la chaleur du lait sortant du
    pis des vaches pour chauffer l'eau de sa douche. Son voisin a installé
    un toit photovoltaïque sur sa grange. Avec son installation au biogaz,
    Gerhard Reinbold chauffe sa ferme mais aussi ses voisins dont un club
    de sport.
    Photo




    Et sur les hauteurs de cette cité touristique tournent quatre
    éoliennes. Chacune produit près de 3 millions de Kw/h, de quoi
    approvisionner mille foyers en électricité.


    La petite ville allemande fait feu de tous bois depuis quelques années:
    panneaux solaires pour la chaleur, panneaux photovoltaïques pour la
    production de courant, copeaux de bois pour le chauffage, moulin,
    éoliennes et biomasse.
    Photo



    Depuis l'application de la nouvelle loi sur l'energie renouvelable
    (EEG), deux à trois millions des kw/h produits par éolienne peuvent
    être vendus 18 centimes d'euro le km/h au distributeur local
    d'électricité, précise Mme Reinbold-Mench.


    "L'exemple de Freiamt montre que l'on peut faire beaucoup pour peu que
    les politiques suivent", estime Erhard Schulz de l'association fédérale
    allemande WindEnergie.
    Les 50 m2 de panneaux photovoltaïques installés par un agriculteur sur
    le toit de sa grange ont produit en douze mois 30.000 Kw/h qui peuvent
    être vendus à 53 centimes d'euros le km/h, selon la nouvelle loi. Pour
    ce fermier qui cultive 38 hectares de céréales, il s'agit d'un apport
    financier non négligeable.
    Son exemple a fait tache d'huile et aujourd'hui il y a 75 installations
    photovoltaïques dans la commune, dont deux au-dessus de blocs de logements sociaux.
    150 foyers ont recours aux panneaux solaires pour chauffer leur eau, un
    moyen très utilisé parce qu'il ne suppose pas d'autorisation et qu'il
    s'amortit vite.
    Walter Schneider n'en a pas besoin. Ses 45 vaches produisent
    quotidiennement 900 litres de lait qui sortent à 32 degrés du pis mais
    doivent être refroidis à 4 degrés pour la commercialisation. Un
    échangeur de chaleur lui permet de chauffer l'eau de sa douche et de
    son évier.
    Deux scieries et un meunier utilisent l'eau de la rivière Brettenbach
    grâce à des turbines et des générateurs. "Cela me fait gagner 8.000
    euros par an", se réjouit le meunier Friedrich Mellert.
    Malgré le prix encore élevé de l'installation, une cinquantaine de
    foyers se chauffent aux copeaux et déchets de la coupe des bois. La
    commune a acheté une machine à cet usage.
    Le ministre féderal de l'Environnement Sigmar Gabriel (SPD) croit en un
    "boom" des énergies renouvelables. Leur part dans la production totale
    de fourniture de courant électrique va passer de 10% actuellement à au
    moins 20% d'ici à 2020, a-t-il indiqué récemment.

    votre commentaire
  • mercredi 2 aout 2006, 16h55


    Chutes de neige à travers l'Afrique du Sud, fait rare dans le pays

     






    JOHANNESBURG (AFP) - Des chutes de neige ont été enregistrées mercredi en Afrique du Sud, et notamment à Johannesburg où, selon des spécialistes de la météorologie, cela ne s'était pas produit depuis 25 ans.


    "Ce n'est certainement pas exceptionnel,
    mais je qualifierais cela de rare", a déclaré Kevin Rae, un des
    responsables des services de météorologie d'Afrique du Sud, basé à
    Pretoria.

    Selon lui, la présence de neige a été
    enregistrée dans le township de Soweto (sud-ouest de Johannesburg),
    dans la banlieue chic de Sandton (nord) ainsi que les villes voisines
    de Carletonville et Westonaria.

    De légers flocons blancs sont également
    tombés dans la matinée dans différents quartiers de Johannesburg. Il
    n'avait pas neigé à Johannesburg depuis le 11 septembre 1981, a affirmé
    Tracey Gill, une climatologue. "On avait enregistré occasionnellement
    de la neige fondue, mais jamais de neige" en tant que telle depuis
    cette date, a précisé Mme Gill.

    Outre Johannesburg, Bloemfontein, capitale
    de la province du Free State (centre), enregistre depuis mardi des
    chutes de neige. Dans le sud de la ville, on a constaté la présence
    d'un manteau blanc de 13 centimètres, une première depuis douze ans.

    Il a également neigé dans la province de
    l'Eastern Cape (sud-est), et notamment dans les Monts Drakensberg, où
    certaines stations de ski ont souvent recours à de la neige
    artificielle.

    La station de Tiffindel a ainsi enregistré
    25 cm de neige pour la seule journée de mardi, a affirmé à l'AFP Johan
    Smuts, chef de l'unité fabrication de neige artificielle de cette
    station, précisant qu'il neigeait sur place environ cinq fois par an,
    mais jamais 25 cm en 24 heures, comme mardi.

    "Les clients sont très excités. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir de la neige tomber en Afrique", a-t-il dit.
    Il devrait continuer de neiger en
    différents endroits du Free State et de l'Eastern Cape, mais la
    situation devrait revenir à des températures hivernales sans neige
    avant vendredi, selon les prévisions.

    Les météorologues ont également mis en garde contre un froid glacial attendu cette semaine dans plusieurs régions.

    votre commentaire














  • Photo



    agrandir la photo
     


    PARIS (AFP) - Le mercure ne cessant de
    grimper, les marchands de glaces s'attendent à des ventes record. Que
    diriez-vous d'un cornet de glace crémeuse à la moutarde ou d'un
    rafraîchissant sorbet au gazon ?


    Bien que les consommateurs continuent à
    plébisciter les traditionnels vanille, chocolat ou fraise, quelques
    fabricants pleins d'imagination repoussent les limites de leur art et
    titillent nos papilles avec une série de parfums surprenants.

     














    Photo



    agrandir la photo
     

    Pôle Sud, une entreprise basée dans l'Aude,
    propose 1.200 parfums, dont beaucoup ont été créés à la demande de
    quelques-uns des 7.000 chefs avec lesquels elle travaille.


    "Les moeurs et la mode ont changé", constate
    Ludovic Enée, chef du restaurant Zéphyr à Paris (20e), qui a imaginé
    plusieurs parfums créés par Pôle Sud qu'il propose à ses clients aventureux.
    "Il y a vingt ans, certains de ces parfums auraient été considérés comme
    complètement débiles. Aujourd'hui, ils ne choquent plus personne", dit-il.

     


    Sa carte propose un sorbet de betterave servi
    avec une tranche de foie gras, ou une crème brûlée aux noix accompagnée
    d'une glace au roquefort fondante. Il a même imaginé un sorbet à l'expresso
    et au vinaigre balsamique pour accompagner un bar sauvage et propose pour
    les desserts à la fois des glaces salées et sucrées, la violette ou le thé
    rouge apportant une note exotique.

     


    "J'ai fait exprès de ne pas offrir de vanille
    sur la carte", dit ce chef de 30 ans. "Je voulais diriger les gens vers
    autre chose".

     


    Selon Didier Barral, président de Pôle Sud, le
    marché des nouveaux parfums a décollé ces cinq à dix dernières années, les
    chefs et leurs clients étant davantage prêts pour de nouvelles expériences.

     


    "La difficulté dans la fabrication des glaces
    vient de la nécessité de concilier des paradoxes. Le chaud et le froid, le
    tendre et le croquant. Prendre les ingrédients et capturer l'intensité de
    leur saveur. Quand une substance solide fond dans votre bouche, vous avez
    l'impression d'un miracle", dit-il.

     


    Seuls les meilleurs ingrédients peuvent être
    utilisés, qu'il s'agisse de parmesan pour une glace aux miettes de ce
    fromage ou d'herbe pour le sorbet au gazon. "Nous avons fait toute une
    recherche et nous avons utilisé une herbe super propre, copieusement
    nettoyée, avant d'en faire une infusion pour l'utiliser dans le sorbet",
    explique M. Barral.

     


    Pôle Sud, qui employait quatre personnes à ses
    débuts, en compte désormais 150 et vend ses glaces non seulement sur
    l'ensemble du territoire français mais aussi en
    Grande-Bretagne, en
    Espagne et en
    Belgique.

     


    Le sorbet à l'huître fut l'un des parfums les
    plus difficiles à réaliser et Didier Barral n'est jamais parvenu à fabriquer
    un sorbet à la fumée de cigare, demandé par un de ses clients.

     


    Martine Lambert, basée à Deauville, insiste
    elle aussi sur la nécessité de n'utiliser que les meilleurs produits. Elle
    les choisit elle-même à Rungis. La vanille est également son best-seller.

     


    "Ces gens retombent en enfance. Ils veulent des
    références d'enfance", dit-elle à propos de la popularité des parfums
    traditionnels qui représentent toujours 30% de ses ventes.

     


    Mais elle propose aussi des parfums surprenants
    comme pamplemousse et gingembre confit, ananas aux six épices ou thé de
    Ceylan aux écorces de bergamotes confites.

     


    "Nous écoutons les demandes. Les épices par
    exemple sont très à la mode en ce moment", dit-elle.

     


    Comme chez Pôle Sud, ses glaces ne contiennent
    que des ingrédients naturels - pas de colorants, conservateurs ou additifs
    chimiques.

     


    Même la célèbre maison Berthillon, établie sur
    l'île Saint-Louis à Paris depuis trois générations, a dynamisé ses parfums
    et propose désormais des nouveautés telles que thé earl grey, praline et
    pignon ou un sorbet thym-citron.


    votre commentaire
  •  




    LAUSANNE (AP) - Le
    policier responsable des radars dans le canton suisse de Vaud a été flashé à
    217km/h en mars dernier. Il roulait avec une voiture de service banalisée et
    voulait tester un radar sur l'autoroute. Le commandant de la police
    vaudoise, qui n'a eu connaissance des faits que jeudi (hier), a dénoncé le
    policier au juge d'instruction cantonal. Dans l'attente des conclusions de
    la justice, l'adjudant
    a été déplacé.

    Le samedi 18 mars 2006, à 11h26, le chef du Bureau du radar
    a décidé, de son propre chef et sans en informer l'opérateur radar, de
    procéder à la vérification d'un appareil radar sur l'autoroute A1 entre La
    Sarraz et Cossonay. Il est passé devant le radar où sa vitesse a été mesurée
    à 217km/h.


    Pour ce contrôle, l'adjudant n'a pas respecté les directives et les
    mesures de sécurité en la matière. De plus, il n'a pas informé spontanément
    sa hiérarchie. Et les explications données quelques temps après les faits
    n'étaient "ni correctes ni exhaustives", a communiqué vendredi la police
    cantonale vaudoise.


    Le commandant de la police cantonale vaudoise Eric Lehmann n'a eu
    connaissance des faits que jeudi. Après avoir entendu le chef des radars, il
    l'a dénoncé au juge d'instruction cantonal et au service des automobiles.
    Une procédure administrative a été ouverte a immédiatement été ouverte et
    l'adjudant a été déplacé provisoirement dans l'attente des conclusions des
    procédures pénale et administrative.


    Le commandant de la police cantonale vaudoise ne peut que déplorer "ces
    faits regrettables", d'autant plus que le chef du Bureau du radar s'est
    totalement investi dans le projet "apaiser la conduite" dont le but est
    d'inciter les automobilistes à respecter les limitations de vitesse.


    On rappellera qu'en juin dernier, le chef de la police judiciaire de
    Lausanne a été suspendu de ses fonctions après avoir provoqué un accident de
    la circulation en état d'ébriété. Il avait embouti quatre voitures en
    stationnement alors qu'il rentrait chez lui après avoir fêté son
    anniversaire



    votre commentaire
  •  
















    Photo



    agrandir la photo
     


    COPENHAGUE (AFP) - Le sapin de Noël 2006
    sera-t-il "rouge ou jaune" : tel est l'un des sujets brûlants de discussion
    du 43e congrès mondial des Pères Noël qui s'est ouvert lundi à Bakken (nord
    de Copenhague), le plus vieux parc d'attractions au monde.


    Quelque 177 pères Noël et lutins de 10 pays
    européens, des Etats-Unis et
    du Japon, vêtus de leurs
    costumes d'apparat, se sont retrouvés, comme tous les ans, en plein été,
    pour "discuter du prochain réveillon et des questions qui leur tiennent à
    coeur, et faire la fête en même temps", souligne à l'AFP Vibeke Larsen,
    porte-parole du congrès.

     


    "Cette année, les Papa Noël veulent être
    tendance. Ils semblent fatigués de la vue du sapin vert, trop monotone à
    leur goût, et souhaitent un peu de couleur, de gaieté et de renouveau près
    des cheminées", indique-t-elle.

     


    Au menu de ce congrès de 3 jours, il y a aussi
    la sempiternelle question qui revient régulièrement sur les lèvres des Santa
    Claus: la date du réveillon doit-elle être la même pour tous: le 24 ou le 25
    décembre pour ne pas semer le trouble dans l'esprit des enfants de la terre
    qui ne comprennent pas pourquoi on reçoit les cadeaux le 24 au soir au
    Danemark par exemple et le 25 au matin en France.

     


    Ce congrès débattra également de la
    "possibilité de donner des cadeaux plus grands aux enfants et des moyens
    d'ouvrir les paquets plus facilement", selon les organisateurs.

     


    Seule absence notable, celle du Père Noël
    finlandais, qui maintient contre vents et marées qu'il est le seul de la
    planète, et qui ne reconnaît pas que le Santa Claus du Groenland est
    l'unique et le vrai dans le monde.

     


    "Nous ne savons pas pourquoi il n'est pas
    là...Peut-être boude-t-il encore après avoir été mis au piquet ces dernières
    années par ses pairs qui désapprouvent sa manière de s'arroger le titre de
    Père Noël mondial", s'interroge la porte-parole du congrès.

     


    Mardi, les Santa Claus à la longue barbe
    blanche, vont se tremper les orteils dans la mer jouxtant Bakken avant de
    prendre le bateau pour le centre de Copenhague pour leur défilé annuel très
    attendu par les enfants.

     


    Et mercredi, l'assemblée devra adopter les
    résolutions du congrès qui se terminera par un grand dîner de Noël avec rôti
    de porc, pommes caramélisées, riz aux amandes, le tout arrosé de bière et
    d'eau de vie.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique