• Implants mammaires : un ancien responsable de PIP recherché par Interpol

    Selon le site Internet de l'organisation internationale, l'ancien président du conseil de surveillance de la société française  

    Poly Implant Prothèse (PIP), Jean-Claude Mas, mis en cause dans l'affaire des prothèses mammaires, est recherché par

    Interpol. L'ancien fondateur de l'entreprise, qui serait aujourd'hui âgé de 72 ans, apparaît sur le site brandissant une

    pancarte policière. Interpol précise sur son site que Jean-Claude Mas est recherché par le Costa Rica pour des crimes

    portant atteinte à "la vie et la santé".

    Samedi 24 décembre, le ministre de la santé Xavier Bertrand a souhaité, sur Europe 1 que "ceux qui ont eu un intérêt dans cette société" soient retrouvés et "répondent de leurs actes", au même titre que le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas.

    Un peu plus tôt dans la journée, l'affaire des implants s'est encore étendue au delà des frontières françaises. Quelque 25 000 Brésiliennes ont reçu des prothèses mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP), dont le gouvernement français a recommandé le retrait vendredi, mais les autorités sanitaires n'ont pas encore décidé si elles allaient également recommander leur retrait comme en France, selon l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa).

    Les prothèses mammaires PIP ont été interdites au Brésil en avril 2010 après que de premiers problèmes étaient apparus. Selon l'Anvisa, 10 000 prothèses ont alors été retirées du marché.


    Le gouvernement français a recommandé aux 30 000 femmes qui en portent en France de se faire retirer leurs prothèses PIP. Les autorités sanitaires ont mis en avant des "risques bien établis" de rupture des prothèses et de "réactions inflammatoires", certaines étant remplies d'un gel de silicone non médical.


    La Société brésilienne de chirurgie plastique a recommandé "que les patientes avancent l'examen pour vérifier l'intégrité de la prothèse", a expliqué un membre de cet organisme, José Horacio Aboudib.

    Celui-ci s'est déclaré surpris par la décision française de recommander dès maintenant le retrait des prothèses, soulignant que les autorités françaises avaient conclu que les cas de cancer diagnostiqués n'étaient pas liés aux prothèses. "Cela me paraît plus une décision politique que médicale", a-t-il dit.

    Au Brésil, tous les ans, quelque 100 000 femmes se font poser des implants mammaires en silicone.


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