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  • Le groupe Anonymous, qui a déjà mené des attaques informatiques contre Sony, Bank of America et Visa, menaçait jusqu'à tout récemment de s'en prendre ce samedi au réseau Facebook. Passera-t-il à l'acte? Rien n'est moins certain.


    Anonymous | Bank of America | Facebook | Sony | Visa | YouTube | Twitter | QuébecLeaks | Réseautage social

    Les premières menaces en ce sens ont surgi l'été dernier. Dans une vidéo diffusée sur le site YouTube et supprimée depuis, un homme portant un masque affirmait que Facebook serait «détruit».

    «Si vous êtes un activiste ou simplement une personne qui veut protéger la liberté de l'information, joignez-vous à la cause et tuez Facebook pour protéger votre propre vie privée», enjoignait l'homme.

    Depuis l'été, les menaces se sont faites moins vigoureuses et certains comptes associés au mouvement Anonymous ont démenti aujourd'hui les rumeurs voulant que Facebook soit «détruit» ce samedi.

    «Nous vous avons souvent répété qu'une attaque de déni de service contre Facebook était une fausse opération», ont déclaré avec une teinte d'exaspération les responsables du compte Twitter @anonops, qui relaie des informations liées au groupe.

    Quand au compte Twitter destiné à l'opération (@OP_Facebook), il est silencieux depuis près d'un mois.

    Fondateur de QuébecLeaks près du groupe Anonymous, Luc Lefebvre estime que les vrais responsables d'Anonymous ne sont pas derrière l'opération pour enrayer le réseau social du web.

    «Ce n'est pas Anonymous, c'est un petit groupe de personnes. Personne d'Anon veut être lié à ça. Il ne se passera rien (ou presque)», dit-il.

    Un cartel de la drogue dans la mire

    Certains membres présumés d'Anonymous ont des idées de grandeur. Le mois dernier, certains ont fait savoir qu'ils s'en prendraient au cartel mexicain Los Zetas, qui a prétendument kidnappé un membre d'Anonymous. La date fixée au cartel de la drogue pour libérer le sympathisant d'Anonymous est également le 5 novembre.

    Ce choix est loin d'être hasardeux, le 5 novembre étant le Guy Fawkes Day, une journée en mémoire de l'Anglais qui a tenté de s'emparer du Parlement britannique en 1605.

    Le personnage a inspiré une bande dessinée et un film (V for Vendetta) et son image est aujourd'hui reprise par des activistes, notamment ceux du mouvement Occupy Wall Street, auquel est lié le groupe Anonymous.

    Quoi qu'il en soit les attaques présumées à l'encontre de Facebook n'ont pas fait réagir le réseau social qui n'a émis aucun commentaire à ce sujet.

    Avec la collaboration d'Alain McKenna |technaute.cyberpresse.ca


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  • Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, jeudi 27 octobre, une résolution qui met fin au mandat autorisant le recours à la force en Libye. Le terme de l'opération est fixé au 31 octobre à 23 h 59, heure libyenne, en dépit des appels du gouvernement provisoire libyen pour sa prolongation.

    La décision a été prise à l'unanimité des quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Adoptée le 17 mars dernier, un mois après le déclenchement du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, la résolution 1973 instaurait une zone d'exclusion dans le ciel libyen et autorisait "toutes les mesures nécessaires" pour assurer la protection des populations civiles face à l'armée de Mouammar Kadhafi.

    "En conformité avec cette résolution, le Conseil de l'Atlantique Nord prendra très bientôt une décision clôturant l'opération Protecteur unifié au 31 octobre prochain", avait indiqué plus tôt le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bernard Valero.

    26 000 SORTIES AÉRIENNES EN SEPT MOIS

    Le Conseil national de transition (CNT) avait demandé, mercredi, le maintien de l'OTAN dans le pays au moins "jusqu'à la fin de l'année", assurant que même après la mort de Mouammar Kadhafi ses derniers fidèles représentaient une menace pour le pays. A l'ONU, des diplomates avaient fait savoir dès mercredi que le Conseil de sécurité souhaitait mettre rapidement fin au mandat accordé à l'OTAN pour son action en Libye, malgré les appels des nouvelles autorités du pays à prolonger cette mission au-delà du 31 octobre.

    Pour le commandement militaire de l'Alliance, la menace des éléments pro-Kadhafi n'existe plus et le CNT peut prendre le relais. Quant aux pays membres, y compris ceux qui se sont massivement engagés au plan militaire, ils jugent venu le moment du retrait. Le coût de l'opération Protecteur unifié et le fait que les résolutions des Nations unies l'encadrant n'évoquaient que la protection des populations civiles expliquent cette décision qui permettrait d'éviter des débats houleux à l'ONU, où la Russie et la Chine estiment que l'OTAN a outrepassé son mandat.

    En sept mois, les appareils – avions et hélicoptères – de l'OTAN ont mené plus de 26 000 sorties, dont plus de 9 650 dans un but "offensif", selon un bilan établi par l'OTAN. Huit pays de l'OTAN (dont la Belgique, le Canada et l'Italie) et deux pays arabes (Emirats arabes unis et Qatar) ont participé à ces opérations aériennes offensives. Le Royaume-Uni, qui a effectué 25 % des opérations, et la France sont les pays qui ont le plus contribué aux opérations. Paris estime que sa participation a coûté près de 300 millions d'euros. Quelque 6 000 cibles ont été détruites ou fortement endommagées, dont 1 600 bases militaires, 1 300 dépôts de munitions et des centaines de véhicules, de radars ou de lance-roquettes, selon l'OTAN.


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  • Le groupe internet américain Google envisagerait une offre d'achat sur son concurrent Yahoo!, selon des informations publiées samedi par le Wall Street Journal.

    "Google a discuté avec au moins deux sociétés de capital-investissement de la possibilité que celles-ci l'aident à financer un accord pour acheter le coeur de métier de Yahoo!", écrit le journal sur son site internet, citant "une personne au courant de la situation".

    Google n'a eu que des entretiens "liminaires" sur le sujet et pourrait "finir par abandonner l'idée d'une offre sur Yahoo!", ajoute le quotidien.

    Yahoo! n'a plus de PDG depuis le départ début septembre de Carol Bartz, congédiée abruptement par le conseil d'administration du groupe qui lui reprochait notamment de ne pas avoir fait progresser suffisamment le chiffre d'affaires et les parts de marchés publicitaires.

    Yahoo! est actuellement visé par une offre de rachat présentée par le groupe internet chinois Alibaba, dont il est le grand actionnaire.

    Celui-ci l'a exhorté jeudi à se prononcer sur son offre, estimant que l'attente nuisait aux deux entreprises.

    Mercredi, le Wall Street Journal avait rapporté que neuf sociétés de capital-investissement au moins étudiaient les possibilités de rachat de Yahoo!.

    Selon le journal, le géant de l'informatique américain Microsoft, qui avait tenté sans succès en 2008 de racheter son compatriote, s'est associé à la société de capital-investissement Silver Lake Partners et à un fonds de pension canadien pour préparer une nouvelle offre.

    Voila.fr


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  • Neuf mois après le renversement de Zine ben Ali, les Tunisiens, pionniers

    du "printemps arabe", ont afflué dimanche dans les bureaux de vote pour

    élire démocratiquement une assemblée constituante.

    Les islamistes du parti Ennahda (Renaissance) sont les favoris de ce scrutin, dont le déroulement et les résultats seront observés avec attention dans le reste de la région, où des régimes autocratiques vacillent ou ont déjà sombré à la suite de la révolution tunisienne.

    "C'est un jour historique", a dit Rachid Ghannouchi, chef de file islamiste rentré en Tunisie après 22 ans d'exil en Grande-Bretagne pour conduire Ennahda aux urnes. "La Tunisie naît aujourd'hui, le printemps arabe naît aujourd'hui", a-t-il ajouté après avoir voté, accompagné de sa femme et de leur fille, toutes deux voilées.

    La communauté internationale suit aussi attentivement ces élections, qui pourraient fournir une indication des développements à attendre dans les bouleversements en cours dans le monde arabe.

    Devant son bureau de vote, Najib Chebbi, fondateur du parti démocratique progressiste (PDP) en 1983 et l'un des rares opposants à être resté en Tunisie malgré les intimidations et le harcèlement du régime de Ben Ali, se dit prêt à attendre toute la journée si nécessaire pour accomplir son devoir électoral.

    "C'est le jour le plus heureux de l'histoire de la Tunisie. C'est une célébration de la démocratie", s'enthousiasme-t-il. "C'est très émouvant de voir tous ces gens attendre pour voter."

    Le scrutin doit accoucher d'une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Il va aussi entraîner la formation d'un gouvernement intérimaire dans l'attente d'élections législatives et présidentielle.

    Les bureaux de vote, qui fermeront à 19h00 (18h00 GMT), ont vu affluer des foules importantes dès l'ouverture.

    "C'est un instant que nous attendions depuis longtemps", témoigne Ahmed, 50 ans, rencontré dans la longue file d'attente qui s'est formée sur plusieurs centaines de mètres devant un bureau de vote de Tunis. "Comment aurais-je pu le manquer ? Dans quelques instants, nous allons entrer dans l'histoire", ajoute-t-il.

    L'EMOTION DE LA MERE DE MOHAMED BOUAZIZI

    Noureddine, un jeune électeur de 22 ans croisé à La Marsa, quartier huppé de la capitale, parle lui aussi d'une journée historique, d'un moment de fierté nationale. "Je suis très ému de voir la Tunisie vivre un jour comme aujourd'hui. Même dans mes rêves, je n'imaginais pas que le peuple se mobiliserait ainsi pour voter", dit-il.

    Pour la mère de Mohamed Bouazizi, le jeune homme qui a déclenché la "révolution du jasmin" en s'immolant par le feu le 17 décembre à Sidi Bouzid, "ces élections sont une victoire pour mon fils qui est mort pour défendre la dignité et la liberté".

    "J'espère que les gens qui vont gouverner garderont ce message à l'esprit et témoigneront de la considération à l'égard de tous les Tunisiens, y compris les pauvres", a poursuivi Manoubia Bouazizi, dans une interview accordée à Reuters.

    Interdit sous Ben Ali, Ennahda devrait arriver en tête. Le parti islamiste de Rachid Ghannouchi ne devrait toutefois pas obtenir de majorité au sein de la future assemblée, ce qui le contraindrait à chercher des partenaires de coalition.

    Sa tâche ne devrait pas être aisée face au front uni que vont tenter de former ses multiples adversaires, tels le Parti démocratique progressiste (PDP), soucieux de préserver les valeurs laïques de la Tunisie.

    Ennahda s'est employé durant la campagne à dissiper les craintes du camp laïque et des pays occidentaux. Il présente plusieurs candidates, dont l'une ne porte pas le voile islamique, et il s'est engagé à respecter les droits des femmes.

    Durant la période post-coloniale, la Tunisie s'est distinguée par sa volonté de créer une société qui ne soit pas fondée sur des principes religieux. La polygamie a été interdite, les femmes ont obtenu le droit de vote et l'égalité en matière d'héritage, et le port du voile a été découragé.

    LE PREMIER MINISTRE RASSURANT

    Le camp laïque s'inquiète désormais de voir Ennahda imposer des bouleversements sociétaux par le biais d'un succès politique.

    Ennahda s'en défend et il a publiquement pris ses distances avec les salafistes qui ont récemment attaqué un cinéma et une chaîne de télévision après la diffusion du film d'animation "Persépolis", dans lequel Allah est incarné à l'écran, ce qui est contraire aux préceptes de l'islam.

    Pour de nombreux observateurs, les positions d'Ennahda ne sont pas claires.

    Lors d'un dernier meeting de campagne vendredi, Souad Abdel-Rahim, la candidate non voilée du parti, a répété que sa formation préserverait les acquis des femmes. Une grande partie des ouvrages vendus en marge de ce rassemblement étaient cependant l'oeuvre d'auteurs salafistes prônant une séparation entre les hommes et les femmes dans l'espace public et condamnant les élections comme contraires aux principes de l'islam.

    Une victoire électorale d'Ennahda serait une première pour les islamistes dans le monde arabe depuis celle enregistrée en 2006 par le Hamas palestinien. En 1991, les islamistes du Front islamique du salut (Fis) avaient remporté le premier tour des législatives en Algérie voisine, un scrutin finalement annulé par l'armée et qui avait été suivi par une décennie de violences.

    Conscients de l'enjeu du scrutin pour leur pays mais aussi pour le monde arabe, les Tunisiens votent dans un climat tendu.

    Le Premier ministre Béji Caïd Essebsi leur a assuré jeudi qu'ils pourraient voter sans crainte de violences ni de fraudes, qui étaient la marque des élections organisées du temps de Zine Ben Ali.

    Selon les autorités, 40.000 militaires et policiers seront déployés pour maintenir l'ordre. Des commerçants affirment que la population a constitué des stocks de lait et de bouteilles d'eau à titre de précaution.

    Bertrand Boucey pour le service français

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