• Celui qui a coulé l'économie U.S.

                                       
     Le Boston Globe
    a publié, dimanche dernier, une statistique passionnante que le parti
    Démocrate -s'il avait encore quelques cellules grises opérationnelles et
    surtout ce que l'on appelle des "balls" en anglais- devrait publier sur
    des panneaux publicitaires à travers tout le pays. Le quotidien de
    Boston a dévoilé un tableau indiquant la contribution de chaque président à la dette nationale. Le tableau est édifiant.
     
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    Credit Flickr White House
                                       
                                       
                                            Lorsque Ronald Reagan est arrivé à la Maison-Blanche, la dette nationale était d'1 trillion de dollars. Lorsqu'il a quitté le pouvoir, la dette s'était accrue d'1,9 trillion. Ensuite George H.W.Bush a ajouté (en juste quatre ans) 1,5 trillon. Bill Clinton a augmenté la dette du pays d'1,4 trillion, Obama, de 2,4 trillions.
     
    W ne figure pas dans le classement : il est en effet hors catégorie. À lui tout seul, pendant ses deux mandats, il a ajouté la bagatelle de 6,4 trillions, soit 44,7% de la dette totale
    du gouvernement fédéral qui est de 14,3 trillions. Si l'on regarde les
    30 dernières années, la moitié de la dette a été accumulée en juste huit
    ans. Comment ? Avec deux guerres absurdes (l'une lancée sur la base de
    mensonges et l'autre qui se terminera par la mort de militaires
    américains pour rien et le retour inéluctable des talibans) et deux
    réductions d'impôts pour les plus favorisés.
    Et malgré
    cela, les Républicains qui devraient avoir perdu toute crédibilité,
    devraient être muets de honte d'avoir conduit le pays à la ruine, mènent
    le jeu et dictent au pays qu'il a saccagé (on ne reviendra pas sur la
    politique de l'ex oracle de la Fed, Alan Greenspan, aujourd'hui oublié, qui a largement contribué au massacre actuel) la politique à mener. 
    La
    dette a longtemps représenté entre 40 et 50% du PIB. Reagan a augmenté
    le pourcentage de 20 points (de 33% à 53%), Bush père a ajouté 13%. Bill
    Clinton l'a abaissé de 10 points, la dette représentant 56% du PIB. Bush Junior ? 28% en plus pour
    porter la dette à 82% du PIB. Là encore, si l'on considère les 30
    dernières années pendant lesquelles la part de la dette a progressé de
    61% (32% à 93% aujourd'hui), les huit années de Bush fils ont à elles seules contribué pour 46% dans cette augmentation de la dette par rapport au PIB. 
    Pendant ces huit années, a-t-on assisté à une seule manifestation des tenants du Tea Party pour protester contre le déficit et la dette de l'État ? Pourtant,
    les mêmes qui traitent Barack Obama de "socialiste" n'ont pas bougé le
    doigt ni fait entendre leur voix pendant que George W. Bush augmentait
    la dette des États-Unis de 44,7%. Où était Michele Bachman, pourtant élue au Congrès depuis 2000 ?
    Résumons
    : le parti qui s'est opposé sans répit à la politique de Bill Clinton
    qui a quand même abouti a un surplus budgétaire, le parti qui est arrivé
    au pouvoir en 2000 dans des conditions à peine digne d'une république
    bananière, qui a dérégulé à tour de bras et conduit le monde à quelques
    millimètres du précipice, ce parti force le président à accepter une
    politique qui garantit que des millions d'Américains resteront sans
    travail encore pendant au moins 15 mois, ce parti a encore son mot à
    dire. Comme l'écrit Michael Tomasky, journaliste politique à Newsweek,
    "un coach qui aurait ce bilan, serait déjà entrain de vendre des
    voitures. Un metteur en scène avec ce bilan s'estimerait heureux de
    tourner des vidéos d'entreprise, un président de banque serait en
    prison." En politique, c'est tout le contraire.
    LeFigaro.fr

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