• Alger sous la menace terroriste

    Après plusieurs attaques terroristes dans la région Est d'Alger et
    l'interception de deux kamikazes en début de semaine, les forces de
    sécurité ont commencé des opérations de ratissage en Kabylie et ont
    renforcé les contrôles vers la capitale, placée sous haute surveillance.


    Les deux kamikazes neutralisés lundi 25 juillet par les forces de sécurité, à une
    soixantaine de kilomètres d’Alger, planifiaient un attentat dans la capitale. C’est
    ce que rapportent le quotidien El Watan et le site d’informations TSA. Les
    terroristes, ceinturés d’explosifs, circulaient à bord d’une camionnette. «Sommé
    de s'arrêter à un barrage dressé exprès, le chauffeur a refusé d'obtempérer et
    le véhicule a explosé un peu plus loin», précise l’AFP alors que pour El Khabar,
    les terroristes ont été abattus par la fusillade qui s’en est suivie. Toujours
    d’après le quotidien arabophone, «les services de sécurité sont intervenus grâce
    à la dénonciation des parents de l'un des deux kamikazes». Leur identité a été
    dévoilée : K. Khezrini, 27 ans et L. Bensoute, 21 ans, sévissaient,
    selon El Watan, dans les rangs de la katibat El Arkam de l’ex-GSPC et avaient
    rejoint le maquis ces trois dernières années.

    Plusieurs militaires tués

    Hier mardi, un autre kamikaze, la trentaine, s’est fait exploser à une
    centaine de kilomètres au sud de Béjaïa, alors que des agents de la garde
    communale tentaient de l’intercepter. Il y a moins de dix jours, un double attentat suicide contre le commissariat de Bordj Menaïel, à 70 km
    d’Alger, a fait deux morts et une quinzaine de blessés. Al-Qaïda au Maghreb
    islamique a revendiqué l’attentat. Mercredi 13 et jeudi 14, deux militaires ont également été tués dans un double
    attentat à la bombe à Baghlia, à 45 km à l’est de Boumerdès. Deux autres
    militaires, touchés lors d’un autre attentat à la bombe visant une patrouille, le
    19 juillet à Ouled Benfodhil à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, sont décédés
    hier mardi des suites de leurs blessures.

    L'été, les terroristes descendent du maquis

    Comme tous les étés, la région Est d’Alger frontalière avec la Kabylie connaît une
    recrudescence d’attaques. C’est à cette période que les terroristes
    peuvent le plus facilement se déplacer sur la côte grâce à la concentration de
    vacanciers et l’intensification de la circulation. L’été leur permet également de se réapprovisionner en armes car les températures
    de plus de 50°C dans le Sud compliquent la lutte antiterroriste.

    Ratissages et barrages

    Après ces attentats, une
    opération de ratissage aurait commencé
    dans la région de Boumerdès en vue de retrouver d’éventuels autres
    terroristes. À Alger, le dispositif sécuritaire a été renforcé aux
    entrées de la ville, provoquant
    d’interminables bouchons. D’après El Khabar, des terroristes qui
    souhaitaient se rendre dans le cadre de la charte de réconciliation nationale
    auraient prévenu les services de sécurité que «plusieurs organismes étatiques
    et étrangers» étaient ciblés par AQMI.

    Une lutte antiterroriste plus efficace

    Alors que le ministère français des Affaires étrangères
    attire de nouveau l’attention des voyageurs sur le «risque terroriste élevé
    dans le nord du pays», le think tank américain
    Found for peace et le magazine Foreign Policy ont fait gagner dix places à l’Algérie
    dans leur classement des pays vulnérables, le Failed States index. Selon le
    rapport, cette progression s'explique en partie par la plus grande
    efficacité du gouvernement à combattre les groupes terroristes.

    LeFigaro


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